Le Mont-Saint-Michel (Manche)

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Clôître de l'abbaye Saint-Michel. © L'association Les Chemins de saint Michel
Clôître de l'abbaye Saint-Michel.
Clôître de l'abbaye Saint-Michel. © L'association Les Chemins de saint Michel

Arrivé dans ce haut lieu touristique, le pèlerin pourra se sentir noyé dans la masse des visiteurs. C’est l’une des particularités de ce site, qui a toujours été le point de convergence de milliers de pèlerins, de voyageurs et de curieux.

Les chemins de Chartres, Tours et Paris vers le Mont-Saint-Michel

À propos de l'article

  • Créé le 28/02/2014
  • Publié par :Gaële de La Brosse, avec l'association Les Chemins de saint Michel
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    28 février 2014

Ici, les échoppes médiévales ont été remplacées par des boutiques contemporaines, où le visiteur trouve nombre de souvenirs. Néanmoins, le pèlerin bénéficie d’un accueil particulier et peut faire tamponner son carnet à l’office du tourisme, à l’entrée du Mont, ou à la Maison du Pèlerin, située plus haut dans la rue principale.

Pour avoir un contact particulier à la Maison du Pèlerin, il est conseillé de prévenir au préalable par téléphone. Juste à côté se situe la librairie Siloé où on peut acheter des livres religieux, des objets de dévotion, des cartes postales…

Site classé et propriété de l’État, l’abbaye est gérée par le Centre des Monuments Nationaux. Il est recommandé de consulter les horaires et tarifs avant de programmer sa visite. Tous les jours a lieu une visite commentée (une heure environ). Durant les week-ends et les vacances scolaires, les guides proposent une visite conférence d’environ 2 heures.

L’accès à l’abbatiale lors des offices est libre pour les fidèles mais, l’entrée étant payante pour les visiteurs, il est impératif de se présenter devant les grilles d’entrée de l’abbaye quelques minutes avant le début de la cérémonie. Le pèlerin peut également suivre les offices dans l’église paroissiale Saint-Pierre, située dans la rue principale. Les horaires des offices sont disponibles auprès de la Maison du Pèlerin ou des Fraternités monastiques de Jérusalem.

Le pèlerin peut, à la fin de l’office, solliciter auprès du père ou des frères une bénédiction spécifique, et demander à faire tamponner son carnet du miquelot. S’il désire rencontrer un frère ou une sœur des Fraternités, il faut les avertir à l’avance.


Ici, les échoppes médiévales ont été remplacées par des boutiques contemporaines, où le visiteur trouve nombre de souvenirs. Néanmoins, le pèlerin bénéficie d’un accueil particulier et peut faire tamponner son carnet à l’office du tourisme, à l’entrée du Mont, ou à la Maison du Pèlerin, située plus haut dans la rue principale.

Pour avoir un contact particulier à la Maison du Pèlerin, il est conseillé de prévenir au préalable par téléphone. Juste à côté se situe la librairie Siloé où on peut acheter des livres religieux, des objets de dévotion, des cartes postales…

Site classé et propriété de l’État, l’abbaye est gérée par le Centre des Monuments Nationaux. Il est recommandé de consulter les horaires et tarifs avant de programmer sa visite. Tous les jours a lieu une visite commentée (une heure environ). Durant les week-ends et les vacances scolaires, les guides proposent une visite conférence d’environ 2 heures.

L’accès à l’abbatiale lors des offices est libre pour les fidèles mais, l’entrée étant payante pour les visiteurs, il est impératif de se présenter devant les grilles d’entrée de l’abbaye quelques minutes avant le début de la cérémonie. Le pèlerin peut également suivre les offices dans l’église paroissiale Saint-Pierre, située dans la rue principale. Les horaires des offices sont disponibles auprès de la Maison du Pèlerin ou des Fraternités monastiques de Jérusalem.

Le pèlerin peut, à la fin de l’office, solliciter auprès du père ou des frères une bénédiction spécifique, et demander à faire tamponner son carnet du miquelot. S’il désire rencontrer un frère ou une sœur des Fraternités, il faut les avertir à l’avance.


L’église paroissiale (XVe-XVIe s.) est dédiée à saint Pierre, premier évêque de Rome et chef de l’église.

Sur le parvis, on remarquera deux statues : celle de Jeanne d’Arc, installée et bénie en 1909 par l’archevêque de Rouen, qui rappelle que la sainte avait entendu la voix de saint Michel l’exhortant à sauver la France ; et celle de la Vierge, qui date du XIXe siècle.

A l’intérieur de l’église, on remarquera notamment, dans la chapelle Saint-Jean, la plaque de marbre noir derrière laquelle se trouve le cœur de Mgr Bravard, qui fut surnommé « le sauveur du Mont » pour avoir relancé le culte de l’Archange au XIXe siècle.

A gauche du maître-autel trône une statue de saint Jacques avec les attributs du pèlerin. C’est une copie d’une statue du XVe siècle. Sur un vitrail, à gauche du retable, est représenté le songe de saint Aubert, qui est aussi figuré par une statue en bois (XVIIe s.). Saint Pierre est quant à lui représenté par une statue (XVIIe siècle) et sur un vitrail. On remarquera également les statues de sainte Catherine (XVe s.), en albâtre, et de saint Roch.

Enfin, on ne manquera pas de se recueillir dans la chapelle Saint-Michel, qui conserve notamment, depuis la fin du XIXe siècle, une statue d’argent de l’Archange, auparavant placée dans l’église abbatiale.


Nous ne pouvons, ici, décrire les nombreuses salles que comprend l’abbaye actuelle. Nous avons donc demandé à Henry Decaëns, historien et conférencier au Mont-Saint-Michel, de nous en résumer la visite.

« On entre dans l’abbaye par la salle des gardes (XIIIe siècle) où, depuis la guerre de Cent Ans, les pèlerins devaient déposer leurs armes. Par un escalier monumental, on accède à la terrasse du saut Gaultier qui permet d’avoir un point de vue sur le côté sud de la baie ; en se retournant, on découvre la tour centrale de l’église dont l’élégante flèche porte à son sommet une statue dorée de l’Archange.

On peut ensuite rejoindre la terrasse de l’ouest d’où l’on a une vue grandiose sur l’ensemble de la baie, de la pointe de Champeaux en Normandie à la pointe du Grouin en Bretagne.

Une grande partie de la terrasse a été aménagée à l’emplacement des trois premières travées de la nef de l’église abbatiale qui ont été détruites à la fin du XVIIIe siècle. L’église dans laquelle on entre était donc plus longue à l’origine. Les moines célébraient leurs offices dans le transept et le chœur ; les pèlerins devaient se contenter de la nef.

Cette église étant située au sommet du Mont, les bâtisseurs ont dû au préalable édifier plusieurs cryptes ; seule la croisée du transept et les trois travées attenantes de la nef sont directement implantées sur le rocher. De l’édifice roman primitif (XIe et XIIe siècles), il ne subsiste que le transept et la nef. Le chœur s’étant effondré en 1421 a été reconstruit en style gothique flamboyant.

En traversant le dortoir des moines (XIIe siècle), aujourd’hui transformé en librairie, on rejoint le cloître (XIIIe siècle) dont les galeries délicates offrent un cadre propice à la méditation. Le cloître communique avec le réfectoire (XIIIe siècle), magnifique salle à vaisseau unique où les moines prenaient leurs repas ; les murs y sont percés de nombreuses fenêtres ébrasées qui assurent une lumière douce et bien répartie sur l’ensemble de la salle.

Un escalier construit au XVIIe siècle permet ensuite de descendre dans la salle des hôtes (XIIIe siècle), élégante salle où étaient reçus les pèlerins de marque ; leurs repas étaient préparés dans deux cheminées impressionnantes.

Puis on suit un parcours labyrinthique en découvrant la crypte des Gros Piliers (XVe siècle) qui soutient le chœur de l’église, la crypte Saint-Martin (XIe siècle) qui porte le bras sud du transept, le cimetière des moines où une grande roue a été installée au XIXe siècle lorsque l’abbaye servait de prison, et la chapelle mortuaire (XIIe et XIIIe siècles), dédiée à saint Etienne.

A côté se trouve le plus ancien sanctuaire du Mont, Notre-Dame-sous-Terre (Xe siècle), qui a sans doute remplacé le premier sanctuaire, construit en 708 par saint Aubert.

En traversant le Promenoir, on rejoint la salle des Chevaliers (XIIIe siècle), l’un des plus beaux témoins de l’architecture monastique médiévale ; elle devait servir de salle de travail aux moines. On descend ensuite dans l’aumônerie, salle d’accueil des pauvres, occupée aujourd’hui par la billetterie et une librairie. On ressort de l’abbaye en traversant le cellier où est présenté le modèle en plâtre de la statue de saint Michel qui couronne la flèche. »


Office de tourisme du Mont-Saint-Michel : http://www.ot-montsaintmichel.com

Abbaye du Mont-Saint-Michel : http://www.mont-saint-michel.monuments-nationaux.fr

Hébergements

Les pèlerins peuvent bénéficier d’un accueil et d’un hébergement spécifique à l’hôtellerie des Fraternités monastiques de Jérusalem, et à la Maison du Pèlerin, qui dispose de cinq chambres (voir haltes pèlerines).

Haltes pèlerines

- pour recueillir le tampon sur le carnet du miquelot :
La Maison du Pèlerin Tél. : 02 33 60 14 05
E-mail : sanctuaire.saint.michel@wanadoo.fr
Site : http://catholique-coutances.cef.fr/sanctuaires/montsaintmichel/

- Accueil religieux :

Fraternités monastiques de Jérusalem Tél. hôtellerie : 02 33 58 31 71
E-mail : freres@abbaye-montsaintmichel.com
soeurs@abbaye-montsaintmichel.com
hotellerie@abbaye-montsaintmichel.com
Site : www.abbaye-montsaintmichel.com

Bibliographie

Cet itinéraire est décrit dans le guide de la collection « Itinéraires de Pèlerins » Les Chemins aux Anglais. De Barfleur et de Cherbourg au Mont-Saint-Michel.

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Paru le 20 juillet 2017

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