Le sanctuaire du Mont-Saint-Michel

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Le Mont-Saint-Michel. © Yvon Boëlle
Le Mont-Saint-Michel.
Le Mont-Saint-Michel. © Yvon Boëlle

Le Mont-Saint-Michel s’appelait autrefois le mont Tombe. Quelques ermites chrétiens y auraient vécu depuis le VIe siècle, et y auraient édifié deux chapelles.

Les chemins de Chartres, Tours et Paris vers le Mont-Saint-Michel

À propos de l'article

  • Créé le 03/03/2014
  • Publié par :Gaële de La Brosse, avec l'association Les Chemins de saint Michel
  • Édité par :Gilles Donada
  • Publié dans Pèlerin
    28 juin 2010

Un récit du IXe siècle rapporte qu’en 708, l’évêque d’Avranches, nommé Aubert, vit en songe saint Michel qui lui demandait de construire une église en son honneur sur le mont Tombe. Mais Aubert n’obtempéra pas tout de suite. Si bien que, lors de la troisième apparition, l’Archange lui aurait perforé le crâne…

L’évêque fit alors dresser un petit oratoire, qui imitait la forme de la grotte du Monte Gargano, premier sanctuaire michaélique. Il aurait ensuite envoyé des clercs dans le sanctuaire italien pour en ramener des reliques de saint Michel.

Les moines bénédictins s’installèrent au Mont en 965-966, et firent édifier une église abbatiale pré-romane. Au XIe siècle, les pèlerinages s’intensifiant, la construction d’une nouvelle église abbatiale s’imposa. Celle-ci reposait sur trois cryptes (crypte du chœur, chapelles Saint-Martin et Notre-Dame-des-Trente-Cierges).

Le monastère connut son apogée au XIIe siècle. La communauté comptait alors 60 moines. Sous la direction de l’abbé Robert de Torigni, d’importants travaux furent entrepris.

En 1204, un incendie ravagea une partie des bâtiments. Grâce à un don de Philippe Auguste, la construction de la Merveille (située au nord de l’église abbatiale) commença pour s’achever en 1238. Elle comprenait notamment l’aumônerie, le cellier, la salle des Hôtes, le scriptorium, le réfectoire et le cloître.

Le début du XVe siècle est marqué par l’effondrement du chœur roman. La construction du chœur gothique, illuminé par de splendides verrières, sera achevée en 1521.

Mais la série de catastrophes ne devait pas s’arrêter là : incendies et destructions par la foudre allaient encore se succéder, entraînant de nombreuses reconstructions et de nouveaux aménagements.

Après que les moines eurent été chassés du Mont, à la Révolution française, les bâtiments furent transformés en prison, jusqu’en 1863. Quand l’abbaye retrouva sa vocation première, les chantiers s’enchaînèrent. A la fin du XIXe siècle, l’architecte Victor Petitgrand éleva la flèche de l’abbaye que nous admirons aujourd’hui. La statue de l’Archange, due au sculpteur Frémiet, vint la couronner en 1897.

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Paru le 14 septembre 2017

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