Le Mont-Saint-Michel : l’'ultime traversée

Le Mont-Saint-Michel paraît tout proche, à portée de main. Mais il faut encore traverser la baie, pieds nus, affronter les sables mouvants. Expérience unique !

Les chemins de Chartres, Tours et Paris vers le Mont-Saint-Michel

À propos de l'article

  • Créé le 03/03/2014
  • Publié par :Gaële de La Brosse
  • Édité par :Gilles Donada
  • Publié dans Pèlerin
    Juin 2010.

"À mesure que l’on avance à travers les grèves et les trois rivières qu’il faut traverser hardiment à tire d’eau, le Mont pas à pas se dévoile, il se gagne, on le respire à grands traits.
Il s’inscrit d’autant plus précisément, qu’autour du pèlerin, un long apaisement de courbes ondulantes et vastes gagne son cœur et l’éloigne de l’incessant clapotis de ses agitations."
Henri Guérin, Pèlerin au Mont-Saint-Michel, 1992.

Lorsque le pèlerinage touche à sa fin, l’Archange réserve à ses visiteurs une ultime surprise : pour le rejoindre, il faut encore traverser la baie et affronter les sables mouvants. Alors, seulement, le pèlerin, purifié par cette eau baptismale et vainqueur de l’épreuve finale, pourra entamer l’ascension du Mont qui lui offrira, entre ciel, terre et mer, la contemplation d’un horizon ouvert sur l’infini.

Arrivé dans ce haut lieu touristique, le pèlerin pourra se sentir noyé dans la masse des visiteurs. C’est l’une des particularités de ce site, qui a toujours été le point de convergence de milliers de pèlerins, de voyageurs et de curieux. Les échoppes médiévales ont été remplacées par des boutiques contemporaines, où le visiteur trouve nombre de souvenirs.

Néanmoins, le pèlerin bénéficie d’un accueil particulier, et aura à cœur de se recueillir dans l’église paroissiale Saint-Pierre, située dans la rue principale. À gauche du maître-autel trône une statue de saint Jacques avec les attributs du pèlerin, qui est une copie d’une statue du XVe siècle. Sur un vitrail, à gauche du retable, est représenté le songe de saint Aubert, qui est aussi figuré par une statue en bois (XVIIe s.).

Enfin, la chapelle Saint-Michel conserve, depuis la fin du XIXe siècle, une statue d’argent de l’Archange, auparavant placée dans l’église abbatiale.

Le pèlerinage s’achève avec la visite de l’abbaye. Deux endroits y offrent notamment un cadre propice à la méditation : les galeries du cloître (XIIIe siècle), et Notre-Dame-sous-Terre (Xe siècle), le plus ancien sanctuaire du Mont qui a sans doute remplacé le premier lieu de culte construit en 708 par saint Aubert.


Vidéo (3'30 mn) : comme dans la Bible, l'origine du Mont-Saint-Michel a commencé dans le chaos, une sorte de Néant informe où terre, ciel et mer se confondaient comme dans la Genèse. Source : Le jour du Seigneur

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Paru le 14 septembre 2017

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