La renaissance des chemins de Saint-Michel

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Sur le chemin du Mont-Saint-Michel. © Yvon Boëlle
Sur le chemin du Mont-Saint-Michel.
Sur le chemin du Mont-Saint-Michel. © Yvon Boëlle

Grâce au travail de l’association Les Chemins de Saint Michel, située à Vire, les anciennes voies de pèlerinage vers la Merveille sont aujourd’hui réhabilitées et restituées au public.

Les chemins de Chartres, Tours et Paris vers le Mont-Saint-Michel

À propos de l'article

  • Créé le 03/03/2014
  • Publié par :Gaële de La Brosse avec l'association Les Chemins de saint Michel
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    Juin 2010

Les anciennes voies de pèlerinage vers la Merveille sont aujourd’hui réhabilitées et restituées au public. Cette aventure naquit, en 1998, du rêve d’une passionnée : Marie-Paul Labéy imagina alors que les pèlerins pourraient se rendre au Mont autrement qu’en voiture, en retrouvant ces « chemins montais ». Une équipe d’historiens se lança dans la recherche des itinéraires historiques. Puis, avec l’aide des collectivités territoriales, ces voies furent équipées, balisées, et les hébergements furent répertoriés.

Aujourd’hui, l’inventaire des chemins normands est presque achevé. Plus de 2 500 kilomètres ont été balisés et sept itinéraires convergeant vers le Mont-Saint-Michel ont été ouverts au départ de Cherbourg et de Barfleur (par les « Chemins aux Anglais »), de Caen et de Rouen (par les « Chemins des ducs de Normandie »), de Chartres, de Paris et de Tours.

Deux autres, partiellement balisés dans les deux sens, rejoignent à Saint-Jean-d’Angély la voie de Tours empruntée par les jacquets. Ainsi peut-on désormais relier le Mont-Saint-Michel à Saint-Jacques-de-Compostelle, deux hauts lieux qui firent partie, au Moyen Âge, des plus importants sanctuaires de pèlerinage de la chrétienté.

Encouragés par cette première liaison transfrontalière, les Chemins de saint Michel regardent à présent vers l’Europe. Une série de rencontres a initié la mise en réseau de plusieurs sites michaéliques : le Mont-Saint-Michel, la chapelle Saint-Michel d’Aiguilhe et Saint-Michel-de-Cuxa en France, le Monte Gargano et la Sacra di San Michele en Italie, St Michael’s Mount en Angleterre, les îles Skellig en Irlande et, en Belgique, la ville de Bruxelles, placée sous le patronage de l’Archange.

Un programme ambitieux qui n’a pas échappé au Conseil de l’Europe, puisque les Chemins de saint Michel ont été déclarés Itinéraire culturel du Conseil de l’Europe en 2007.

Une décennie aura donc suffi à Marie-Paul Labéy et à son équipe, soutenues par les collectivités territoriales, pour ressusciter ces vieux chemins oubliés. Chaque année, de plus en plus de miquelots, en solitaire ou en groupe, découvrent sur ces itinéraires un riche patrimoine naturel et architectural. Une aventure qu’il est conseillé de clore par la traversée de la baie, inoubliable passage rituel de la mort à la vie éternelle.

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Paru le 14 septembre 2017

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