La renaissance du chemin de Saint-Gilles

agrandir Arrivée à l'abbatiale des pèlerins, rassemblés par l'association "Les chemins de Saint-Gilles".
Arrivée à l'abbatiale des pèlerins, rassemblés par l'association "Les chemins de Saint-Gilles". © DR
Arrivée à l'abbatiale des pèlerins, rassemblés par l'association "Les chemins de Saint-Gilles".
Arrivée à l'abbatiale des pèlerins, rassemblés par l'association "Les chemins de Saint-Gilles". © DR

À propos de l'article

  • Publié par :Gaële de La Brosse
  • Édité par :Gilles Donada

Pour fêter le centenaire de la redécouverte du tombeau de saint Gilles, en 1965, un passionné d’histoire, Marcel Girault, effectue à pied, avec trois compagnons, la route qui mène de Clermont-Ferrand à Saint-Gilles-du-Gard.

Il consacrera ensuite sa vie à ces chemins : il les inventorie, effectue des recherches historiques et rédige de nombreux ouvrages, dont une thèse de doctorat en 1980.

Le pèlerinage renaît alors, et de plus en plus de pèlerins reprennent la route de Saint-Gilles.

Devant l’ampleur de ce phénomène, Mgr Jean Cadilhac, évêque de Nîmes, décide la création de l’association Les Chemins de Saint-Gilles en 1983, et lui confie la mission de pérenniser ce pèlerinage en organisant des marches pèlerines.

Fraternité et bonne humeur

Tous les ans, cette association organise donc plusieurs « routes », autour de la Semaine Sainte, en juillet et en août, en partant de différents endroits (Sénanque, le Lubéron, Vézelay, La Louvesc, Conques, Castres, Saint-Flour, le Larzac, Lodève, Notre-Dame-de-L’Hermitage, etc.).

Chaque "route" dure de 8 jours à 3 semaines, et rassemble une vingtaine de pèlerins qui vivent dans la convivialité, la rencontre et le partage des tâches.

Les étapes quotidiennes sont d’environ 20 km, et les bagages sont portés par une camionnette.

L’animation spirituelle est du ressort du prêtre accompagnateur, mais aussi de chaque participant. Les hébergements sont variés et parfois rustiques. La fraternité et la bonne humeur sont donc de mise…

Toutes ces « routes » convergent vers Saint-Gilles-du-Gard le dernier samedi du mois d’août, où les pèlerins, rejoints par les « pèlerins d’un jour » et par les Saint-Gillois, se retrouvent pour entrer solennellement dans la ville.

D’autres pèlerins préfèrent effectuer le pèlerinage en solitaire ou avec des amis. La plupart d’entre eux choisissent alors de marcher sur le chemin de Régordane, au départ du Puy-en-Velay.

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Paru le 16 novembre 2017

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