Renaissance des chemins

Les tribulations subies par la pérégrination compostellane tout au long de son histoire n’'allaient pas suffire à le plonger dans l’'oubli.

À propos de l'article

  • Publié par :Gaële de La Brosse
  • Édité par :Gilles Donada

En 1938, un grand pèlerinage est organisé à Santiago, alors que l’'Année jubilaire de 1937 a été prolongée d’'un an par une faveur spéciale du pape Pie XI.

En 1950, à l’'occasion du millénaire du pèlerinage de l’'évêque Godescalc, la France se dote d'’une structure qui sera à l’'origine de la renaissance de ces chemins : la Société des Amis de Saint-Jacques, fondée en 1950 par Jean Babelon, conservateur en chef à la Bibliothèque nationale. Sous l’'impulsion de René de La Coste-Messelière, qui le rejoindra deux ans plus tard et qui présidera l’association de 1978 à sa mort (en 1996), le pèlerinage allait peu à peu retrouver sa vitalité.

Deux événements contribueront à ce renouveau : en 1987, la proclamation du Chemin de Saint-Jacques comme « Premier itinéraire culturel » du Conseil de l'’Europe et, en 1989, la venue du pape Jean-Paul II à Santiago pour les IVe Journées mondiales de la Jeunesse.

En une vingtaine d’années, la fréquentation a été multipliée par cinquante : 2 900 pèlerins ont reçu la compostela à Saint-Jacques en 1987 et plus de 145 000 en 2009.

Pour l'’année jubilaire de 2010, 272 135 pèlerins ont été accueillis. Le service d'accueil des pèlerins de Santiago a indiqué que 54 % obéissaient à des motivations religieuses, 40 % à des motivations pas seulement religieuses et 5 % à des motivations non religieuses. Les Français étaient en quatrième position, derrière les Espagnols, les Allemands et les Italiens. 

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Paru le 18 janvier 2018

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