Pampelune (Navarre)

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L'église gothique saint Saturnin de Pampelune © D. R.
L'église gothique saint Saturnin de Pampelune
L'église gothique saint Saturnin de Pampelune © D. R.

Parmi les édifices religieux de la capitale navarraise figurent, en premier lieu, la cathédrale gothique Santa María (commencée au XVe s.) et son célèbre cloître, l’'un des plus beaux d’Espagne. À côté, dans le musée diocésain installé dans un ancien hôpital, on peut voir le réfectoire et la cuisine où les pèlerins étaient autrefois accueillis.

À propos de l'article

  • Publié par :Gaële de la Brosse
  • Édité par :Gilles Donada

On pourra aussi visiter l’'église gothique San Saturnino, la plus ancienne de Pampelune (XIIIe s.), dédiée à saint Saturnin, l’'évangélisateur de la ville.

Qui est Saturnin ? 

Saint Saturnin aurait été envoyé de Rome par le pape Fabien pour évangéliser la Gaule. Il prêcha à Arles, à Nîmes, à Carcassonne, à Toulouse, puis à Auch, et arriva à Pampelune. Il y convertit notamment saint Firmin, devenu patron de la Navarre.

Il revint ensuite à Toulouse, où il allait mourir en martyr. On raconte en effet qu’'un jour, alors qu'’il passait devant le Capitole, des prêtres païens lui demandèrent d’'honorer l’'empereur en lui sacrifiant un taureau. Ce que le pieux Saturnin refusa. On l’'attacha à la bête qui, en furie,  aurait dévalé les marches du Capitole en traînant derrière lui l’'évêque dont la tête explosa. Le taureau aurait continué sa course et abandonné le cadavre de Saturnin dans la rue aujourd'’hui appelée « rue du Taur ».

Une petite église en bois fut construite sur la tombe du martyr, qui devint rapidement un lieu de pèlerinage.

L’'actuelle église du Taur fut érigée au XIVe siècle à cet endroit, entre la place du Capitole et la basilique Saint-Sernin (Sernin étant une autre dénomination de Saturnin), où les reliques de l’'évêque furent transportées en 402.

Visite de l'église gothique

Sur le portail nord de l'église, l’'apôtre est représenté, un « pendu dépendu » agenouillé à ses pieds.

C'’est aussi à Pampelune qu'’aurait eu lieu, vers 1100, l’'un des miracles contés dans le Liber Sancti Jacobi (IIe livre du Codex Calixtinus, un manuscrit du XIIe siècle conservé dans la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle).

Un pèlerin poitevin et sa famille s’arrêtent dans une hôtellerie. Mais leur séjour se prolonge, car la femme tombe malade et décède ; ne pouvant s'’acquitter de la somme réclamée par l’'hôtelier, le voyageur lui donne son cheval et poursuit sa route avec ses deux fils en bas-âge.

À la sortie de Pampelune, un inconnu lui prête un âne. Ce n'’est qu’'en arrivant à Santiago, où l’'apôtre lui apparaît, que le pèlerin identifie son mystérieux sauveur… Ce miracle est illustré sur un retable de l’'église Santo Domingo, où une confrérie recevait jadis les jacquets.

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Paru le 19 juillet 2018

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