San Juan de Ortega (Castilla y León)

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Monastère de San Juan de Ortega (Castilla y León). © DR
Monastère de San Juan de Ortega (Castilla y León).
Monastère de San Juan de Ortega (Castilla y León). © DR

San Juan de Ortega, disciple de Domingo de la Calzada, fut aussi un bâtisseur ; il construisit notamment, vers 1150, le monastère qui porte son nom. C'’est l’'un des endroits les plus mémorables du Chemin, encore habité par le souvenir de Don José María Alonso Marroquín, qui reste un modèle pour les hospitaliers. Depuis son décès, en février 2008, l’'accueil est assuré par des laïcs, mais un prêtre célèbre la messe quotidiennement.

À propos de l'article

  • Publié par :Gaële de la Brosse
  • Édité par :Gaële de la Brosse

Que peut-on voir aujourd’'hui dans ce lieu, tout entier dédié au pèlerinage ?

Dans l’'église romane, on admire le splendide tombeau qui avait été offert par un comte, ami de San Juan, pour accueillir le corps de ce dernier. Mais telle n'’était pas la volonté de l’'humble architecte : juste avant de mourir, il exprima son désir de reposer dans un tombeau dépouillé de toute gloire. C’'est ainsi que les deux tombes coexistent ici : celle où fut enterré le saint, et le cénotaphe, finement sculpté mais vide, où l’'on peut admirer, notamment une scène de navigation de pèlerins.

Il faut également remarquer, dans ce sanctuaire, les scènes décrivant la vie du saint, taillées dans la pierre à l'’intérieur de la chapelle isabelline, ainsi que deux superbes retables baroques en bois sculpté polychrome. Enfin, les chapiteaux méritent une mention particulière. Tout d'’abord, pour la délicatesse de leur sculpture, qui transmet non seulement un savoir mais aussi une émotion ; ensuite, parce que l'un d'’entre eux, qui représente la Nativité, est balayé par un rayon de lumière aux équinoxes de printemps et d’'automne.

Les pèlerins sont toujours accueillis dans l’'ancien hôpital des pèlerins, construit à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle.


San Juan de Ortega (env. 1080-1163)

Juan, qui allait devenir « Juan de Ortega », naquit vers 1080 près de Burgos. Etant devenu le disciple de Domingo de la Calzada, il participa à la construction des ponts de Logroño et de Nájera. A la mort de son maître, il part en pèlerinage à Jérusalem. Sur le trajet du retour, son navire est pris dans une violente tempête. Il fait alors le vœu d’édifier une chapelle s'’il échappe au naufrage.

Revenu en Castille, il tient promesse : dans la région sauvage des Montes de Oca, infestée de brigands et jonchée d’orties (ortega, en espagnol), il construit une église. Puis il fonde à cet endroit une communauté de chanoines réguliers augustiniens, qui auraient notamment pour vocation d’'accueillir les pèlerins traversant ces régions austères.

Il meurt en 1163 à Nájera, et de nombreux miracles se seraient produits à l’encontre de ceux qui venaient se recueillir sur son tombeau, notamment la guérison de l’enfant muet de pèlerins irlandais ou la maternité d’épouses stériles.

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Paru le 5 avril 2018

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