Le Sauvage (Haute-Loire)

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Domaine du Sauvage (Haute-Loire) © DR
Le Sauvage (Haute-Loire)
Domaine du Sauvage (Haute-Loire) © DR

43170-Auvergne et la chapelle Saint-Roch (48120, Lozère, Languedoc-Roussillon). Sur les hauteurs de la Margeride, deux hauts lieux marquent le souvenir du pèlerin.

À propos de l'article

  • Publié par :Gaëlle de la Brosse
  • Édité par :Gaëlle de la Brosse

Tout d’abord, à 1292 m d’'altitude, le domaine du Sauvage, ancienne domerie templière rachetée par le Conseil général de Haute-Loire qui le loue pour l’'élevage. Une partie des bâtiments, aménagée en gîte d’'étape, reçoit les pèlerins dans un cadre majestueux.

A trois kilomètres de là, le pèlerin quitte la Haute-Loire et entre en Lozère. Au bord de la route, au lieu-dit « l’'Hospitalet du Sauvage », se dressait autrefois un petit hôpital (ou « hospitalet ») fondé en 1198 pour recevoir les pèlerins et voyageurs qui passaient par ce col désert. Non loin de là fut construite à la fin du XIXe siècle une chapelle dédiée à saint Roch, où l'’on peut toujours se recueillir. La fontaine qui jouxte la chapelle est également placée sous le vocable de ce saint. Ce pèlerin de Rome, qui contracta la peste durant son voyage, aurait traversé la Margeride avant de regagner Montpellier, sa ville natale.

Dans cette région, son culte supplante parfois celui de saint Jacques : les statues le représentent souvent en jacquet, avec la pèlerine, la coquille et le bourdon. Un détail distingue cependant les deux saints : Roch désigne généralement une plaie sur sa jambe, qui témoigne de sa maladie, et il est accompagné du chien qui venait lui apporter quotidiennement sa ration de pain.

Saint Roch (vers 1340-1379)

Originaire de Montpellier, Roch y étudia la médecine. A sa majorité, il distribue ses biens aux pauvres et se met en route vers Rome. Dans les villes qu'’il traverse, il soigne les nombreux malades atteints de la peste noire. Parvenu dans la Ville sainte, il s'’y arrête pour continuer à prodiguer ses soins pendant trois ans. A son retour, il fait une halte à Plaisance, dans la plaine du Pô, où il contracte à son tour la funeste maladie. Il se retire alors dans une forêt située non loin de là, pour éviter de nouvelles contagions. On dit qu'’un chien venait le nourrir quotidiennement, en lui apportant un pain dérobé à son maître. Un ange lui serait alors apparu, pour lui annoncer : « Retourne en ton pays, car tu seras délivré et guéri de la pestilence dont tu es oppressé. » Roch reprit la route de Montpellier, mais victime d'’une méprise, il fut jeté en prison où il resta cinq ans. C’'est là qu’il mourut, non sans avoir reçu une ultime visite de l’ange qui le réconforta et laissa en lettres d’'or une inscription dans sa cellule, stipulant que tous ceux qui prieront le glorieux saint Roch seront guéris de la peste. Le culte du saint se répandit rapidement dans le monde entier. Il devint le patron de nombreuses corporations (chirurgiens, apothicaires, etc.) mais aussi des pèlerins.


Cantique à saint Roch

(sur l’'air de Ave, Ave Maria)

1. Disciple fidèle

Du maître humble et doux

Sa voix nous appelle

Tous à vos genoux.

Refrain : Saint Roch, saint Roch, priez Dieu pour nous.

2. Ange d’innocence

Le divin Jésus

Vous fit dès l’enfance

Aimer ses vertus.

3. Pour vivre sans cesse

Dans la pauvreté

Honneur et richesse

Vous avez quitté.

4. C’est vers l'’Italie

Qu’en vrai pèlerin

Une sainte envie

Vous mit en chemin.

(suivent 4 couplets)


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Paru le 4 janvier 2018

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