Bordeaux (Gironde)

agrandir La tour Pey-Berland est située juste à côté de la cathédrale Saint-Etienne à Bordeaux.
La tour Pey-Berland est située juste à côté de la cathédrale Saint-Etienne à Bordeaux. © F. Poincet
La tour Pey-Berland est située juste à côté de la cathédrale Saint-Etienne à Bordeaux.
La tour Pey-Berland est située juste à côté de la cathédrale Saint-Etienne à Bordeaux. © F. Poincet

33000 - Aquitaine. Que conseiller de voir à Bordeaux ? Le patrimoine de la ville est si abondant que le pèlerin devra, une fois de plus, faire un choix. Le parcours jacquaire de 6 km, jalonné de sceaux de bronze et décrit dans un livret édité par l’'Office de tourisme, permet de découvrir des représentations de l’'apôtre dans plusieurs édifices religieux.

À propos de l'article

  • Publié par :Gaële de La Brosse
  • Édité par :Gaële de La Brosse

Dans l’'église Saint-Pierre, tout d’abord, où l’'on voit, sur une voussure du portail, une statue de saint Jacques, au chapeau frappé d’une coquille, et désignant le Chemin de son doigt. À la basilique Saint-Seurin, ensuite, où, sur le portail gothique ouvert dans le mur sud à la fin du XIIIe siècle, l’'apôtre pèlerin tient fermement son bourdon de la main droite.

À la cathédrale Saint-André, il est doublement mis à l’'honneur : sur le portail royal, où il se tient en pèlerin avec une besace marquée de la coquille, et sur une peinture murale du XIVe siècle représentant saint Jacques coiffé d’un chapeau, arborant un bourdon et une panetière. À l’'église Sainte-Eulalie, dans un contrefort de l’abside, au nord, une niche renferme une statue de l’'apôtre du XVe siècle.

La basilique Saint-Michel mérite une mention particulière. Elle fut en effet le siège d’'une confrérie des pèlerins de Saint-Jacques, et c’'est là que se trouve, depuis le 25 juillet 2008, la chapelle de la nouvelle Confrérie des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle de Bordeaux et de Gironde.

Saint Jacques y est omniprésent : une statue le représente en costume de pèlerin (c'’est une copie de l’'original qui se trouve au musée d’'Aquitaine) ; un retable du XVIIIe siècle illustre les épisodes de la vie du saint ; au-dessus de l’'autel, une ornementation jacquaire (bourdons et coquilles) et un tableau de 1632 qui figure son apothéose. Enfin, on peut aussi se recueillir sur la tombe d’'un pèlerin anonyme.

La rue de la Coquille, la rue Saint-James et la croix de Saint-Genès complèteront cet itinéraire jacquaire bordelais.


La mairie : http://www.bordeaux.fr
L’'office de tourisme : www.bordeaux-tourisme.com


>  Visite et livret jacquaire :
Office de tourisme
12 cours du 30-Juillet.
Tél. : 05 56 00 66 00

> Confrérie des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle de Bordeaux et de Gironde,
fondée par Michel Laborde.
E-mail : michelaborde[a]yahoo.fr.
Tél. : 05 56 89 11 78

Michel Laborde est l’'un des pèlerins les plus célèbres d'’Aquitaine : il possède à son actif neuf pérégrinations jusqu’'à Compostelle, trois années de présidence de l’'Association régionale des Amis de Saint-Jacques, et le mérite d’'avoir ouvert les différents itinéraires jacquaires qui traversent sa région…

 « Mais tout cela, confie-t-il, ne me suffisait pas à partager l'’immense héritage que j’'ai reçu du Chemin. » Dans la continuité de cette démarche, il vient donc de ressusciter la confrérie des pèlerins qui fut créée à Bordeaux à la fin du XIVe siècle. Le précieux registre, conservé aux Archives municipales, montre qu’'elle fut, après celle de Paris, la plus importante du pays.

Après 178 années de sommeil, elle renaît sous le nom de « Confrérie des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle de Bordeaux et de Gironde ». Son but, précisent les statuts, est de regrouper les jacquets du département qui souhaitent « approfondir leur vie spirituelle par la réflexion et la prière, dans l’esprit du Chemin ».

Et aussi, précise Michel Laborde, son gouverneur, « d’'accompagner les confrères et consœœurs au-delà du Finisterre, jusqu’'à leur dernière demeure »…


Saint Seurin (Ve s.)

Saint Seurin fut évêque de Bordeaux. Selon Grégoire de Tours, saint Amand (troisième évêque de cette ville) aurait en effet cédé au Ve siècle, dans des circonstances inconnues, sa cathédrale à un évêque du nom de Severinus, venu d'’Orient.

À sa mort, Seurin fut vénéré par les habitants comme s'’il était l’un des leurs et une basilique s'’éleva pour prolonger ce culte. Sa réputation lui valut la dédicace de très nombreuses églises dans toute l’'Aquitaine.

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Paru le 14 juin 2018

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