Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques)

agrandir Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) - Voie d'Arles sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle
La cathérale d'Oloron-Sainte-Marie. © Office de tourisme du Piémont Oloronais
Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) - Voie d'Arles sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle
La cathérale d'Oloron-Sainte-Marie. © Office de tourisme du Piémont Oloronais

Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), 64400 - Aquitaine. À la confluence des gaves d’'Aspe et d’'Ossau, Oloron, ville vicomtale, et Sainte-Marie, ville épiscopale, réunies sous le Second Empire, ont plus de vingt siècles d’'histoire à raconter…

À propos de l'article

  • Publié par :Gaële de La Brosse
  • Édité par :Gilles Donada

La cathédrale Sainte-Marie, érigée par Gaston IV le Croisé, est l’'un de ses monuments incontournables. Elle était le siège épiscopal de l’'ancien diocèse d'’Oloron, qui a été supprimé en 1802.

Célèbre pour son superbe portail roman en marbre des Pyrénées, elle présente également une belle nef gothique, un chœœur avec déambulatoire et un clocher-porche du XIIIe siècle. On peut aussi y vénérer les reliques de saint Grat, qui reposent sous l’'autel et dans un buste reliquaire. À l’'extérieur de la cathédrale a été récemment érigée une sculpture de Pierre Castillou représentant ce saint.

Il faut également voir l'’église Sainte-Croix, édifiée à la fin du XIe siècle sur la colline du même nom, qui offre un beau panorama sur la chaîne des Pyrénées. On admirera tout spécialement sa coupole nervurée de style mudéjar.

La ville d’'Oloron-Sainte-Marie a toujours été très active pour favoriser le passage du pèlerin et pour lui réserver un accueil et un hébergement spécifiques. À l’'initiative de l’'association Camino, des sculptures contemporaines jalonnent le parcours du pèlerin dans la ville.

Pour les pèlerins

Accueil et visa des credenciales ou créanciales à la cathédrale Sainte-Marie et à l’'Office de tourisme,

Allée du Comte de Tréville.
Tél. : 05 59 39 98 00

Saint Grat (Ve - déb. VIe s.)

Surnommé « le père des pauvres », saint Grat serait né au Ve siècle à Lichos, en Soule, l’'une des sept provinces du Pays basque. Son prénom le destinait à une vocation exceptionnelle, puisque gratus signifie « le gratié » c'’est-à-dire « celui qui est objet de la grâce de Dieu ».

Nommé évêque d’'Oloron, il représenta cette ville au concile d’'Agde en 506, sous le règne du roi Alaric II. Quand le saint homme mourut à Jaca, Aragonais et Béarnais se disputèrent sa dépouille ; pour trancher, on proposa de confier, depuis le col du Somport, le choix de la destination finale du défunt à une mule aveugle. Celle-ci ramena le corps bien ficelé sur son dos jusqu'’à Sainte-Marie.

Vénéré comme le patron tutélaire d'’Oloron-Sainte-Marie, de Lichos et d’Etsaut, saint Grat est invoqué, les soirs d’orage, pour éloigner la grêle. La tradition voulait que chaque foyer lui sacrifie un canard, animal emblématique des marais de la Mielle, aujourd’'hui disparus.

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Paru le 19 juillet 2018

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