Coup de jeune sur le patrimoine

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Adrien Aumont, cofondateur du site de collecte de fonds en ligne Kisskissbankbank. © Fabrice Guyot
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Adrien Aumont, cofondateur du site de collecte de fonds en ligne Kisskissbankbank. © Fabrice Guyot

Cette semaine, le patrimoine est à l'honneur. Catherine Lalanne revient sur l'engouement des Français, en l'occurrence des jeunes, attendus pour les Journées européennes du patrimoine, mais aussi pour notre concours "Un patrimoine pour demain".

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À propos de l'article

  • Créé le 11/09/2013
  • Publié par :Catherine Lalanne
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6824, du 12 septembre 2013

À l'heure où notre concours Un patrimoine pour demain souffle ses 23 bougies, les Journées européennes du patrimoine 2013 abordent allègrement la trentaine, l'art contemporain s'expose dans les abbayes et châteaux, Internet se porte au secours des chefs-d'œuvre en péril via l'appel aux dons des Français, les étudiants de la prestigieuse École du Louvre se font chevaliers des trésors oubliés de nos régions...

Son. Catherine Lalanne présente l’édition 2013 du concours « Un patrimoine pour demain ».

 

Je pourrais continuer indéfiniment cette liste tant la « ruée vers le passé » est en vogue. D'où vient cette mode des mariages entre hier et aujourd'hui ? Pourquoi la jeunesse investit-elle les monuments et se mobilise-t-elle à leur chevet ?

Véritable antidote à la crise, le patrimoine rassure les nouvelles générations. Le fréquenter induit une manière d'être dans la durée, d'appartenir à une communauté, une histoire. Plus les temps sont durs, plus le besoin de s'ancrer, de se relier, de se projeter est crucial. Se sentir dépositaire du bien commun, œuvrer pour le préserver et le transmettre, tout fait sens chez les jeunes.

Dans les moments d'inquiétude, le ressort et la cohésion d'un peuple résident dans sa culture : les nourritures spirituelles prennent le relais du matériel. Les historiens ont étudié cette soif d'essentiel durant les périodes sombres.

Son. L'édito de Catherine Lalanne.

 

Les années 1930 ont vu l'essor du cinéma et de la radio. Et durant l'Occupation, les Français ont manifesté un désir intense de lecture malgré la censure allemande et vichyste.

Cet été 2013, j'ai rendu visite à Albert Camus, sur le site archéologique de Tipasa, en Algérie. Au pied de la stèle érigée à sa mémoire, dans la splendeur des ruines qu'il a tant aimées, j'ai renforcé une certitude : rien ne vieillit qui nourrit l'homme.

On a beau fêter cette année 2013 le centenaire de sa naissance et celui de la loi de protection de nos monuments historiques, l'écrivain et les pierres demeurent intemporels.

Le roman L'étranger reste « le » livre des adolescents et les chantiers de restauration font le plein des bénévoles de 20 ans. Oui, le patrimoine est jeune. Participer à le sauver permet aussi de le rester.

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Paru le 19 juillet 2018

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