Les huit lauréats 2015 en vidéo

Découvrez en vidéo les huit lauréats de l’édition 2015 du Grand Prix Pèlerin du Patrimoine en compagnie de nos envoyés spéciaux.

Grand Prix Pèlerin du Patrimoine : l'édition 2017

Concours « Un patrimoine pour demain » 2013

À propos de l'article

  • Créé le 05/11/2015
  • Modifié le 06/11/2015 à 16:17
  • Publié par :Sophie Laurant, Philippe Royer et Benoît de Sagazan
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6936, du 5 novembre 2015

Léa Sham’s, émailleuse

Prix Pèlerin du patrimoine contemporain

Fidèles à leur vocation, les Chantiers du Cardinal ont fait bâtir la première église de cette commune de l’Essonne. Saint-Pierre,

à Saint-Pierre-du-Perray, sera inaugurée au printemps 2016. Avec "Pèlerin", les Chantiers du Cardinal ont primé les 14 stations du chemin de croix signées Léa Sham’s qui orneront l’édifice. L’ émailleuse est bien connue dans ses terres du Limousin, berceau de son art, où elle a fait ses armes et installé son atelier.

Le rouge, mais un rouge profond, reste sa couleur fétiche. Symbole du sang et du sacrifice, mais aussi de la joie, elle imprègne chacune des stations de l’église Saint-Pierre (photo). « J’ai toujours voulu m’inscrire dans la tradition de l’art sacré, au fondement de l’émail de Limoges », souffle-t-elle. On lui doit déjà une grande vierge noire, très colorée, exposée dans la cathédrale de la ville, mais aussi l’aménagement liturgique de celle de Tulle, en Corrèze. Saint-Pierre est la première vraie incursion en Île-de-France de l’artiste, qui travaille à l’ancienne, avec des pigments déposés et cuits sur du cuivre.

 Vidéo. Faites connaissance avec Léa Sham’s avec notre journaliste Philippe Royer.

 

Léa Sham’s, émailleuse : Prix Pèlerin du patrimoine contemporain from Pèlerin Vidéo on Vimeo.




Vidéo. La lauréate vue par son mécène Les Chantiers du Cardinal, à l'occasion de la remise des prix, le 5 novembre 2015.

 

Léa Sham's lauréate du Prix Pèlerin de la création contemporaine from Chantiers du Cardinal on Vimeo.




Béni sois-tu carillonneur !

Prix Pèlerin des médias

En 2002, Gérard Lassagne, fils de l’ancien carillonneur de l’église Saint-Philibert de Charlieu, est sollicité pour faire à nouveau sonner le carillon. Il récidive depuis tous les samedis matin.

« Mais la tringlerie qui commande le jeu de seize cloches date de 1931, déplore-t-il, et ne tient que grâce à des réparations de fortune. » 

La municipalité, consciente de l’intérêt de ce patrimoine musical, a soutenu l’Association des amis de l’orgue et du carillon de Charlieu, dont Gérard Lassagne est l’actuel président, dans son projet d’ambitieuse restauration, sélectionné par Pèlerin et le CFRT/Jour du Seigneur

Le 14 juillet 2016, l’une des deux cloches prévues pour compléter la gamme chromatique du carillon sera fondue en public, devant l’église, par la société Paccard qui procédera aussi à la révision du carillon.

« Nous espérons ainsi pouvoir donner des concerts de qualité, attirer un nouveau public et initier des jeunes à cet instrument », conclut Gérard Lassagne.

 Vidéo. Faites connaissance avec Gérard Lassagne, fils de l’ancien carillonneur de l’église Saint-Philibert de Charlieu avec notre journaliste Sophie Laurant.

 

Béni sois-tu carillonneur ! Prix Pèlerin des médias from Pèlerin Vidéo on Vimeo.




Le Christ de Saint-Rémy

Prix Pèlerin des croix et chemins

Prix Pèlerin des croix et chemins. Jean-Pierre Maréchal, le premier magistrat de cette petite commune rurale de 300 habitants, à quelques encablures de la ville de Langres, a juste la rue à traverser pour passer de la mairie à Saint-Rémy, l’église de Changey. Ce retraité de l’enseignement, passionné d’histoire et de patrimoine, la bichonne pierre après pierre depuis longtemps.

Cette année, c’est un grand christ en croix polychrome, sur une poutre de gloire en fer forgé, qui va rejoindre un atelier de restauration en Bourgogne, grâce à Pèlerin et à l’association Notre-Dame
de la Source. Cet ensemble date des années 1730, une époque de travaux d’embellissement pour
l’église, dont le chœur a été bâti au XIIIe siècle, et le clocher au XVIIe siècle.

« Ce prix est un encouragement. La poutre, une fois son christ restauré, sera un élément attractif de plus pour ma commune, déjà appréciée pour sa quiétude et ses beaux plans d’eau », conclut, ravi, monsieur le Maire.

Vidéo. Faites connaissance avec le Christ de Saint-Rémy avec notre journaliste Philippe Royer

 

Le Christ de Saint-Rémy : Prix Pèlerin des croix et chemins from Pèlerin Vidéo on Vimeo.




Eglise Saint-Barthélémy : une création inspirée

Prix spécial de la rédaction de Pèlerin

Prix spécial de la rédaction de Pèlerin. Fin connaisseur du monde l’art, le P. Nicolas Risso, soutenu par la municipalité et par l’association Culture et patrimoine en pays d’Objat, réalise un rêve : métamorphoser et embellir son église Saint-Barthélemy, édifiée entre le XIIe et le XIVe siècle au cœur de cette cité corrézienne.

Pour le mobilier liturgique, il a fait appel à Jean-Paul Philippe, dont les sculptures monumentales ornent de nombreux espaces publics en France, en Belgique ou en Italie. C’est à Carrare, en Toscane, qu’il a son atelier, au plus près de la pierre.

« Je me suis pris de passion pour ce projet, mon premier pour une église, précise l’artiste. Au début, il consistait juste à créer une réserve eucharistique. Puis il a pris de l’ampleur, afin de former un ensemble cohérent. » Le siège des célébrants, en forme de croix retournée, l’ambon et l’autel sont en granit indien, « d’un très beau gris lumineux », le tabernacle, en albâtre. Les lignes de l’autel forment un triangle. « La Trinité. C’est un autel de la transfiguration, et non pas du sacrifice », souligne le P. Nicolas.

Vidéo. Faites connaissance du P. Nicolas Risso avec notre journaliste Philippe Royer.

 

Eglise Saint-Barthélémy : une création inspirée, Prix spécial de la rédaction de Pèlerin from Pèlerin Vidéo on Vimeo.




Émilie Baudrais, mosaïste

Prix Pèlerin du jeune artisan d’art

Émilie Baudrais, la trentaine talentueuse, nourrit un rêve : faire de Plassac, près de Blaye (Gironde), un village dédié à la mosaïque.

« La commune, raconte-t-elle, me propose de m’installer dans le bâtiment à rénover, situé à 100 mètres des vestiges d’une villa gallo-romaine dont le sol est recouvert de mosaïques récemment restaurées. C’est une merveilleuse opportunité pour pérenniser mon activité de production et d’enseignement, et pour lier ce métier “rare” au patrimoine local. »

Un rêve que Pèlerin aidera à concrétiser très prochainement avec l’appui de la municipalité. En attendant, la jeune mosaïste, passionnée par son art, partage son temps entre la réalisation d’une commande de douze mosaïques de sol polychromes, destinées à une nouvelle église en Sardaigne, et l’enseignement d’un savoir-faire dont les outils et les gestes remontent à l’Antiquité, tout en s’ouvrant aux techniques et matériaux actuels.

Vidéo. Faites connaissance d’Emilie Baudraisavec notre journaliste Benoît de Sagazan.

 

Émilie Baudrais, mosaïste, Prix Pèlerin du jeune artisan d’art from Pèlerin Vidéo on Vimeo.




L’ermitage du bout du monde

Prix transmission et partage

Prix transmission et partage. L’humble chapelle Saint-Guillem de Combret se mérite. On y grimpe par les chemins de randonnée ou en voiture par une piste forestière, pour la découvrir, blottie à 1 300 mètres d’altitude, à la croisée de deux vallées des Pyrénées.

Depuis le XIe siècle au moins, ce petit ermitage a servi de refuge aux travailleurs de la montagne et aux marcheurs. Sans compter les nombreux participants aux deux pèlerinages, à sainte Marie-Madeleine et à saint Guillem.

« Notre famille poursuit cette tradition d’accueil depuis que notre ancêtre a racheté l’édifice à la Révolution », explique Laurence Loreto, propriétaire et présidente de l’association de soutien qui a mobilisé plus de 200 personnes et touché Pèlerin et la Sauvegarde de l’art français.

Car sa toiture originale, en dalles de gneiss, doit être refaite pour que la jolie chapelle continue à traverser les siècles. « Aucun visiteur ne reste indifférent au charme du lieu, constate Laurence Loreto. C’est cela le miracle de Saint-Guillem. »

Vidéo. Découvrez ce  site magnifiqueavec notre journaliste Sophie Laurant.

 

L’ermitage du bout du monde : Prix transmission et partage from Pèlerin Vidéo on Vimeo.




Un toit pour Saint-Patrice

Prix Pèlerin « Ensemble pour le patrimoine »

Dans le bocage normand, Saires-la-Verrerie possède une belle église en granit, reconstruite en 1676, comme l’indique la date gravée au-dessus du portail d’entrée.

À l’intérieur, un très impressionnant décor peint dû au peintre du courant nazaréen, Louis Chifflet, réalisé dans les années 1885-1887, donne au chœur et à la nef une atmosphère chaleureuse et saisissante. Hélas, ce décor est menacé par des infiltrations.

« Les pluies de Normandie, explique Claude Corbière, président de l’association de sauvegarde du patrimoine de la commune, ont eu raison de l’étanchéité de la toiture qui doit être entièrement déposée et remplacée en 2016. »

Ce prix attribué par Pèlerin, la Fondation du patrimoine et la Sauvegarde de l’art français, aidera l’église Saint-Patrice à rénover sa couverture et à renouer avec son histoire d’accueil des pèlerins
en route vers le Mont-Saint-Michel.

 Vidéo. Découvrez cette belle église en granitavec notre journaliste Benoît de Sagazan.

 

Un toit pour Saint-Patrice, Prix Pèlerin « Ensemble pour le patrimoine » from Pèlerin Vidéo on Vimeo.




Le chef-d’œuvre retrouvé

Grand prix Pèlerin du patrimoine

La toile était totalement noircie. Elle avait été jetée et oubliée dans un galetas à l’intérieur de Notre-Dame, dans le centre de Besançon… C’est lors d’une campagne d’inventaire dans les églises de la ville, que Lionel Estavoyer, conseiller du maire pour le patrimoine historique, a retrouvé ce chef-d’œuvre inconnu de Claude Vignon, l’un des grands peintres français du XVIIe siècle.

La toile, une Adoration des mages, exécutée vers 1619, est aujourd’hui entre les mains du Centre régional de restauration et de conservation des œuvres d’art de Vesoul, en Haute-Saône, pour de longues semaines de soins : nettoyage, consolidation, retouches de peinture, et pose d’un nouveau vernis. Lorsqu’elle aura retrouvé tout son éclat, grâce à Pèlerin, l’œuvre sera exposée temporairement au musée du Temps, à Besançon.

À la réouverture du musée des Beaux-Arts et d’archéologie de la capitale franc-comtoise, début 2018, l’Adoration des mages rejoindra les salles vouées au XVIIe siècle, auxquelles il manquait justement un Vignon.

Vidéo. Découvrez ce chef- d’œuvre  en granit avec notre journaliste Philippe Royer.

 

Le chef-d’œuvre retrouvé : Grand prix Pèlerin du patrimoine from Pèlerin Vidéo on Vimeo.




Et aussi

double lauréat bis

Notre grand dossier sur le patrimoine,
à retrouver dans Pèlerin n° 6936 du 5 novembre 2015.

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Paru le 23 mars 2017

Voyages et croisières