Le séchoir à noix de Saint-Aupre (Isère)

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Le séchoir à noix de Saint-Aupre (Isère) © François Henry/REA
Le séchoir à noix de Saint-Aupre (Isère)
Le séchoir à noix de Saint-Aupre (Isère) © François Henry/REA

A Saint-Aupre (Isère), la charpente de cet authentique séchoir à noix penche dangereusement sur l'un des côtés. Grâce au prix Pèlerin Un patrimoine pour demain 2012, toute la partie en bois va être démontée, puis remise d'aplomb.

Grand Prix Pèlerin du Patrimoine : l'édition 2017

Concours « Un patrimoine pour demain » 2013

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À propos de l'article

  • Créé le 31/05/2013
  • Modifié le 31/05/2013 à 11:00
  • Publié par :Philippe Royer
  • Édité par :Marine Bisch

"Dans la région, c'est l'un des rares séchoirs à noix qui soit encore debout et qui n'ait pas été transformé", insiste Marie-Chantal Aspe, sa propriétaire.

Construit en planches de sapin, le séchoir coiffe une ancienne étable en pierre de taille, flanquée d'une remise à foin en bois. Cette grange, typique du massif de la Chartreuse, date de la deuxième moitié du XIXe siècle, époque où l'exploitation de la noix était en pleine expansion dans le Grenoblois. "Elle a été édifiée par l'un de mes ancêtres, à côté de sa maison. Le domaine est resté dans la famille. Ma grand-mère me racontait les veillées d'autrefois, où elle mondait les noix avec les voisins."

Mais aujourd'hui, la charpente penche dangereusement sur l'un des côtés. L'architecte du patrimoine n'a pu que prescrire un démontage de toute la partie en bois afin qu'elle soit remise d'aplomb. Un chantier très délicat, auquel Pèlerin apporte son concours. "J'ai eu beaucoup de visiteurs aux dernières Journées du patrimoine, preuve de l'intérêt de ce grenier."

Lauréat 2012

Subvention accordée par Pèlerin : 4000 €€.



Franck Ferrand

L’'avis de Franck Ferrand

Dois-je l'avouer... L'histoire des édifices me touche autant que leur architecture. À ce titre, l'aventure humaine qui préside à la construction de cette grange me passionne ! Car l'édifice s'est fait au prix de la peine et du danger. Son constructeur, Alexis Vachon-Tailloud, a pris la place d'appelés fortunés, tirés au sort, pour faire les guerres napoléoniennes. Quinze années d'armée pour financer cet abri en bois ! Il nous faut le maintenir debout pour honorer la mémoire et le courage de son bâtisseur.

■ Un patrimoine pour demain 2012 : découvrez les membres du jury, les autres lauréats, les partenaires du concours...

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Paru le 20 juillet 2017

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