Dimanche 19 juin - Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 9, 18-24)

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© Olivier Balez
Dimanche 19 juin - Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 9, 18-24)
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 9, 18-24)

À propos de l'article

  • Publié par :Père Michel Kubler
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    6968 du 16 juin 2016

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 9, 18-24)

En ce jour-là, Jésus était en prière à l’écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea : « Au dire des foules, qui suis-je ? »

Ils répondirent : « Jean le Baptiste ; mais pour d’autres, Élie ; et pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

Alors Pierre prit la parole et dit : « Le Christ, le Messie de Dieu. » Mais Jésus, avec autorité, leur défendit vivement de le dire à personne, et déclara : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »

Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. »

Qui suis-je ?

« Pour vous, qui suis-je ? » La question de Jésus nous rejoint. Et sans doute nous faudra-t-il toute une vie pour y répondre. Mais le visage de Jésus varie aussi selon les époques et les cultures. Ainsi, l’Orient chrétien le représente autrement que l’Occident. Celui-ci (catholique ou protestant) ne voit Jésus que par la croix, alors que les orthodoxes voient d’abord le Christ pantocrator (en grec, le Maître de toutes choses) : le Messie non plus souffrant mais triomphant, le Christ en sa gloire, présent dès la création du monde et jugeant tout à la fin des temps.

Ce Seigneur du cosmos et de l’Histoire domine sur les iconostases des églises d’Orient, bénissant chacun de sa main droite, et révélant de l’autre la parole de Dieu qu’il incarne. Une telle différence n’est pas qu’esthétique ! Elle traduit une conception du salut, et donc un rapport à Dieu différent. Voir Jésus comme le crucifié (tout en croyant à sa Résurrection, bien sûr), c’est le considérer essentiellement comme mort pour nous à cause de nos péchés – au risque d’entretenir une religion de la culpabilité.

L’Orient a une perception plus large, et peut-être plus abstraite, de l’Incarnation : Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu ! C’est pourquoi le Christ est montré en sa gloire, où il nous précède et nous attire.

Osons le suivre jusque-là, en n’oubliant pas que c’est le chemin de la croix.

Le père Michel Kubler, 61 ans, est assomptionniste. Il est directeur du centre œcuménique Saint-Pierre-Saint André

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Paru le 19 juillet 2018

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