Quoi de neuf ? La Bible !

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L’élévation de l’évangéliaire, lors d’une célébration de la messe, à Annecy. © Marcel Crozet/CIRIC
L’élévation de l’évangéliaire, lors d’une célébration de la messe, à Annecy.
L’élévation de l’évangéliaire, lors d’une célébration de la messe, à Annecy. © Marcel Crozet/CIRIC

Une première en France et un fruit direct des ouvertures du concile Vatican II : le 22 novembre 2013, les évêques de France ont rendu publique la première traduction liturgique intégrale de la Bible. Un travail qui devrait, à terme, changer la manière dont les catholiques s’approprient la Bible.

À propos de l'article

  • Créé le 27/11/2013
  • Publié par :Dominique Lang
  • Édité par :Jaber Tarhouni
  • Publié dans Pèlerin
    6835, du 28 novembre 2013.

« Cela fait quinze ans que je participe à la conférence des évêques de France. Et cela fait quinze ans que j’entends parler d’une nouvelle traduction liturgique des textes bibliques. »

Soupirant ainsi à voix haute, l’archevêque de Tours, Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, a pourtant le sourire aux lèvres ce samedi matin, à la fin de la session d’automne 2013 de l’assemblée plénière des évêques de France à Lourdes.

Désormais, ce « serpent de mer » de l’Église de France n’en est plus un : après dix-sept ans d’un labeur de bénédictins, les 70 experts, spécialistes de la Bible et de la littérature, ont terminé leur travail.

Mgr Aubertin, président de la Commission épiscopale francophone pour les traductions liturgiques (CEFTL) a accompagné l’aventure avec Mgr Gueneley, son collègue de l’Association épiscopale liturgique pour les pays francophones (AELF).

Son. Pourquoi une Bible liturgique intégrale ? La réponse de Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, archevêque de Tours, président de la commission épiscopale pour la liturgie et la pastorale sacramentelle.

 

Au final, et c’est une première dans l’histoire des communautés francophones, tous les catholiques disposent d’une version intégrale du texte biblique utilisable pour toutes les célébrations liturgiques.

Les Saintes Ecritures ressemblent à du lait en poudre que la traduction et la proclamation couvrent d’eau, de manière à ce qu’elles redeviennent sans cesse parole vivante et “liquide” du Dieu qui se fait proche de son peuple.

Mais à quoi bon une « nouvelle » Bible alors que les rayons des librairies religieuses débordent de traductions anciennes et récentes ?

Son. Qu’est ce qui caractérise cette nouvelle traduction ? La réponse de Mgr Philippe Gueneley, évêque de Langres et président de l’association épiscopale liturgique pour les pays francophones.

 

De la Bible de Jérusalem à la traduction dite de Bayard, en passant par la Traduction œcuménique de la Bible ou celle de Chouraqui – pour ne citer que les plus célèbres –, il y a l’embarras du choix.

Un souci récurrent de la nouvelle traduction est d’être attentif à la proclamation orale du texte.

« Dans la tradition biblique et liturgique, l’Écriture est par “vocation” faite pour être partagée en assemblée, rappelle le P. François-Xavier Amherdt, théologien à Fribourg. Car à chaque lecture, Dieu se rend réellement présent ! »

Son. Quelles seront les étapes suivantes de ces traductions liturgiques ? L'intervention de Mgr Bernard-Nicolas Aubertin.

 

Pour les catholiques américains, qui mettent en avant le slogan Preaching as event!, la prédication doit ressembler à un événement pour être digne de sa fonction.

De même, chaque lecture de la parole de Dieu, est différente : l’assemblée n’est jamais la même, le temps a passé, la vie du monde résonne autrement.

Son. Une traduction doit-elle varier avec le temps ? La réponse de P. Jacques Rideau, directeur du service national de la pastorale liturgique et sacramentelle (SNPLS).

 

Son. Qu’en pensent les chrétiens des autres confessions ? Les réponses du P. Jacques Rideau et de Mgr Aubertin.

 

Pour le P. François-Xavier Amherdt, il n'y a aucun doute : « Les Saintes Ecritures ressemblent à du lait en poudre que la traduction et la proclamation couvrent d’eau, de manière à ce qu’elles redeviennent sans cesse parole vivante et “liquide” du Dieu qui se fait proche de son peuple. »

Son. Pourquoi avoir touché au texte du Notre Père à propos de la sixième demande ? L'intervention de Mgr Philippe Gueneley.

 

► Retrouvez notre enquête sur la nouvelle traduction de la Bible dans Pèlerin n° 6835, paru jeudi 28 novembre 2013.

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Paru le 5 avril 2018

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