Emma Groult, jeune restauratrice de vitraux

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Emma Groult dans son atelier à Paris. © Joseph Melin
Emma Groult dans son atelier à Paris.
Emma Groult dans son atelier à Paris. © Joseph Melin

Ils sont seulement une quinzaine en France à faire ce métier ! Emma Groult, jeune trentenaire, est restauratrice de vitraux: un savoir-faire qu'elle exerce avec passion.

À propos de l'article

  • Créé le 15/09/2017
  • Publié par :Philippe Royer
  • Édité par :Sabine Harreau
  • Publié dans Pèlerin
    15 septembre 2017

« Jeunesse et patrimoine » : le thème des traditionnelles Journées du patrimoine, les 16 et 17 septembre, recouvre à la fois la sensibilisation des jeunes à nos richesses, et leur implication dans leur préservation.

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En la matière, les métiers de la restauration continuent à exercer un réel pouvoir d’attraction, auquel Pèlerin est sensible. Ainsi, Pèlerin récompense chaque année un jeune artisan d’art, dans le cadre de son Grand Prix du Patrimoine. Lauréate 2014, Emma Groult, la trentaine, s’en souvient avec émotion. « Le prix Pèlerin m’a littéralement propulsée », lance la jeune femme, (lire ici) qui ambitionnait alors d’ouvrir un atelier à Rouen, où elle vivait.

« J’ai eu de nombreux articles dans la presse régionale, qui m’ont apporté une reconnaissance et amené des clients, pas uniquement en Normandie. » À l’époque, Emma avait obtenu depuis peu, au terme d’un long et brillant parcours universitaire et technique, son diplôme de conservatrice - restauratrice de vitraux. Une compétence partagée par une quinzaine d’artisans seulement. Emma Groult doit aussi au prix une importante commande, passée par l’un de nos mécènes, la Mutuelle Saint-Christophe : la création d’une quinzaine de vitraux, sur le thème du printemps, pour décorer le siège de l’entreprise.

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En s’installant voici deux ans à Paris, dans un atelier qu’elle partage avec trois autres artisans, Emma s’est rapprochée de son domaine de prédilection : les vitraux du XIXe et du début du XXe. Ceux, profanes, des immeubles haussmanniens et des édifices art déco de la capitale, en verres imprimés en relief. « Les propriétaires et les architectes commencent seulement à s’inquiéter de leur état. Car les structures en béton et en métal qui les encadrent s’abîment et les endommagent », souligne-t-elle.

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La restauratrice n’en continue pas moins à travailler, parallèlement, sur des restaurations de vitraux beaucoup plus anciens, de la cathédrale de Chartres (Eure-et-Loir), ou de celle de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Des conseils aux jeunes postulants ? « Foncer, car c’est un métier riche et varié, mais en s’accrochant. Les commandes publiques sont longues à se concrétiser. Et le bâtiment reste un monde d’hommes. Ce n’est pas toujours facile pour une femme ! »


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Paru le 19 octobre 2017

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