André Le Nôtre, en ses jardins

A l’occasion des Rendez-vous aux jardins, du 31 mai au 2 juin 2013, et des 400 ans de la naissance d’André Le Nôtre, promenons-nous à Vaux-le-Vicomte, première grande œuvre réalisée par le célèbre paysagiste.

À propos de l'article

  • Créé le 31/05/2013
  • Modifié le 31/05/2013 à 14:00
  • Publié par :Sarah Petitbon
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6809, 30 mai 2013

«Il est certain que ce lieu-là a tant de beautés surprenantes qu'on ne peut se les imaginer sans les avoir vues, ni même les bien représenter après les avoir admirées. » C'est ainsi que Madeleine de Scudéry dépeint, , dans son roman Clélie , Vaux-le-Vicomte à la fin des années 1650.

Il est vrai que, passé le ravissement, la vue du parc, depuis la terrasse sud du château, procure une troublante impression. Celle, pour le promeneur, de faire partie d'un tableau où les trompe-l'œil et les jeux de perspectives remettent en question ce que les yeux embrassent au premier abord.

Vidéo.  L’héritage d’André Le Nôtre avec Stéphane Marie, jardinier et présentateur de l’émission Silence, ça pousse ! sur France 5. Durée : 4 minutes.

 

Tout l'art d'André Le Nôtre réside dans ces jeux de « montré-dissimulé » qui agrémentent la promenade et témoignent de la puissance des techniques et de l'esprit humain.

Car tel est son dessein lorsqu'il s'attelle, en 1656, avec l'architecte Louis Le Vau et le peintre Charles Le Brun, à la lourde tâche de dompter les 33 hectares du jardin : prouver la maîtrise de l'homme sur les éléments. Promoteur des artistes de son temps, Nicolas Fouquet, le surintendant des finances de Louis XIV et maître des lieux, donne carte blanche au jardinier.

« L'enjeu pour Fouquet était d'asseoir sa puissance face au roi, précise Alexandre de Vogüé, le propriétaire du château. Il donne à Le Nôtre tout ce qu'il désire, une terre vierge, de l'argent et toute liberté. »

►  Vidéo exclusive Pèlerin. Visite guidée du jardin avec Alexandre de Vogüé, le propriétaire des lieux.



Nourri aux découvertes scientifiques du Grand Siècle, André Le Nôtre décide que le rythme des saisons n'aura pas de prise sur son œuvre. Il choisit des plantes persistantes, comme le buis pour les parterres, et le charme pour les murs végétaux. Puis le jardinier s'attache à jouer avec nos sens.

Au bas des marches du château, des parterres cousus de fines broderies de buis s'étirent de part et d'autre de l'allée centrale. À son bout, le Rond d'eau trône et ouvre sur un nouvel espace encadré d'aplats de gazon, au centre desquels reposent deux bassins.

Un peu plus loin, comme posées au bout du jardin, les grottes ornées de thermes représentant des figures antiques font face au château. Statues et taupières (postérieures à Le Nôtre) viennent rythmer l'ensemble de la composition dont l'immobilité apparente n'est troublée que par le jeu des reflets dans l'eau.


► Pour poursuivre la visite, lire l’article de Sarah Petitbon Le Nôtre, en ses jardins , dans Pèlerin  6809, du 30 mai 2013.

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Paru le 23 novembre 2017

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