"Journal d'un gendarme 1914-1916", dans l'intimité de la Grande Guerre

"Journal d'un gendarme 1914-1916", dans l'intimité de la Grande Guerre

Dans Journal d'un gendarme 1914-1916, l'auteur Jules Allard se confie durant les deux premières années de la Première Guerre mondiale. Capitaine de la gendarmerie à Angers, il décrit ce qu'il a vécu sur le front : les grandes batailles comme celle de la Marne, les exécutions...

Parmi les nombreux journaux intimes et correspondances privées qui continuent de renouveler notre connaissance de la Grande Guerre, la publication de ce témoignage de Jules Allard, capitaine de gendarmerie fait découvrir le rôle ingrat et mal-aimé de son corps d’armée.

En effet, les gendarmes, échappent aux tranchées même s’ils sont présents sur les champs de bataille. En outre, ils remplissent les impopulaires tâches de police traquant les insoumis et les déserteurs…

Le petit carnet très pudique de Jules Allard permet de corriger cette image : s’il s’étend très peu sur ses émotions, en homme de son temps, le capitaine laisse filtrer une lassitude pour la bureaucratie et une amertume pour la justice expéditive des cours martiales.

Avec cependant un inaltérable sens du devoir, il remplira sa mission jusqu’à l’épuisement comme bien d’autres de ses camarades. La préface de l’historienne Arlette Farge met là en perspective un aspect peu encore étudié de 1914-18.

► Journal d’un gendarme 1914-1916 de Jules Allard, éditions Bayard, 300 p., 19,50 €.

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Paru le 21 juin 2018

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