La Vierge noire de Rocamadour chemine vers Saint-Jacques de Compostelle

De septembre à novembre 2010, un groupe de pèlerins a marché de Rocamadour (Lot) à Saint-Jacques de Compostelle (Espagne) en portant la statue de la Vierge noire de Rocamadour à dos d'homme. Un périple de 1287 km, qui attiré, en France et en Espagne, les habitants des villages traversés.

À propos de l'article

  • Publié par :Catherine Tourmente (texte & mise en image)
  • Édité par :Catherine Tourmente (texte & mise en image)

Partie du Lot le 12 septembre avec la bénédiction de Mgr Norbert Turini, évêque de Cahors, la procession de la Vierge noire de Rocamadour (Lot) est arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice, Espagne) le 5 novembre, veille de la visite de Benoît XVI pour l'année jubilaire.

Durant 1 287 km, un groupe de pèlerins et d’hospitaliers se sont relayés pour porter avec ferveur la Vierge, statue de 9 kilos placée dans un sac spécialement conçu à cet effet.

« C’est une joie de ne pas se sentir seul sur la route mais précédé, accompagné, suivi par la Providence », confie le P. Ronan de Gouvello, chapelain au sanctuaire de Rocamadour et inspirateur de cette épopée.

Les cinq porteurs officiels – parmi lesquels Marc-Antoine, non-voyant guidé par son chien Velours – ont été rejoints à chaque étape par des fidèles et l’accueil dans les communautés a été enthousiaste : célébrations religieuses, pots de l’amitié, chants dédiés à Marie…

Chaleureuse convivialité côté espagnol également où Notre-Dame-de-Rocamadour est célèbre; son culte a enchanté les vallées et les montagnes. Il était donc normal qu’elle s'invitât à Compostelle le 6 novembre pour la venue de Benoît XVI.

■ Le blog carnet de route des pèlerins de la Vierge noire de Rocamadour à Compostelle.
■ Le reportage paru dans Pèlerin n° 6671 du 21 octobre 2010.

Céline Anaya-Gautier

Céline Anaya Gautier, 34 ans. En 2003, son investissement dans l’action humanitaire auprès d’enfants de Lima atteints du sida lui donnera le thème de son premier reportage.

Elle accompagne durant deux années des femmes de la rue afin de témoigner sur leur exclusion et leur souffrance. S’ensuit un travail sur les coupeurs de canne à sucre haïtiens dénonçant les conditions d’ esclavage dans les plantations dominicaines.

Pour Pèlerin, Céline Anaya-Gautier a partagé pendant 9 jours la vie des jacquets au cours de leur exceptionnel périple de Rocamadour à Compostelle. Elle nous donne à regarder la traversée venteuse des Pyrénées et la beauté précieuse de la Vierge.

Ses publications :
- Cœur de femmes, éditions de la Martinière.
- Esclaves au paradis, éditions Vents d’ailleurs.
- Le vrai goût du Cambodge, avec Songmala Lambert, éditions Aubanel.

Prix et distinctions
- Finaliste du grand prix Care International du reportage humanitaire en 2006.
- Lauréate du prix de l’enquête du Festival du Scoop d’Angers en 2007.

L'exposition « Esclaves au paradis » tourne dans tous les pays depuis 2006.

Son site : www.celineanayagautier.com

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Numéro paru le 16 octobre 2014

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