Saint Paul, apôtre de la grâce au cinéma


En salles depuis le mercredi 2 mai, le film "Paul, apôtre du Christ" revient sur les derniers jours de saint Paul à Rome, au côté de l'évangéliste Luc.

À propos de l'article

  • Publié par :Pierre-Olivier Boiton
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    7065 du 26 avril 2018

« Luc est seul avec moi. » Ce court passage biblique, puisé dans la deuxième lettre de saint Paul à Timothée (2 tm 4, 11), sert de socle scénaristique à Paul, apôtre du Christ.

Prenant pour cadre la Rome de l'empereur Néron, vers 67 après Jésus-christ, cette fresque américaine s'attache à retracer, sur fond de persécutions antichrétiennes, les derniers jours en prison de l'apôtre Paul. On le découvre en étroite collaboration avec l'évangéliste Luc, auteur des Actes des Apôtres, pour qu'adviennent les fameuses lettres pauliniennes.

« La Bible ne dit rien ou presque de la fin de vie de Paul. Le film laisse entendre que Luc a pu accéder à Paul en prison, par un passe-droit accordé en raison de relations éminentes dans la société romaine. Mais difficile de savoir si Luc a vraiment pu le visiter », relève prudemment le P. Jean-Baptiste Edart, exégète et professeur de théologie à la faculté théologique d'Angers.

C'est en tout cas le parti pris du film. Produite par la firme hollywoodienne Sony Pictures (L'étoile de Noël, récemment) et distribuée par la société chrétienne saje*, l'œuvre n'échappe pas à une stylistique nord-américaine (musique dramatisante, emploi du ralenti, voix râpeuses), sans trop en rajouter toutefois. Pas de surenchère non plus dans l'étalement de la violence, alors que le contexte historique du martyre des premières communautés chrétiennes s'y prête.

Sur le fond, ce long-métrage a surtout le mérite de raconter un personnage peu présent au cinéma. Plutôt que de se lancer dans un hasardeux biopic, le film se concentre sur le message de l'infatigable évangélisateur des nations, qui fut d'abord le plus zélé des persécuteurs avant sa conversion sur le chemin de Damas.

Sobre et retenue, l'interprétation de l'acteur britannique James Faulkner s'avère des plus convaincantes, montrant un serviteur du christ qui n'ignore rien de sa proche fin mais reste inondé par la grâce.


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Paul, apôtre du Christ, d'Andrew Hyatt. Une évocation des derniers jours de saint Paul à Rome, au côté de l'évangéliste Luc.
1h48. À partir de 13 ans. En salles le 2 mai.

Notre avis : PPP

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Paru le 10 mai 2018

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