Romain Duris : "Incarner un prêtre m’a interrogé sur la foi"

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Romain Duris est à l'affiche de "La confession", en salles le mercredi 8 mars © Marcel Hartmann /Getty image
Romain Duris : "Incarner un prêtre m’a interrogé  sur la foi"
Romain Duris est à l'affiche de "La confession", en salles le mercredi 8 mars © Marcel Hartmann /Getty image

Dans La confession, film dont Pèlerin est partenaire, l’acteur enfile, cinquante-six ans après Jean-Paul Belmondo, la soutane du P. Léon Morin. Un rôle à contre-emploi, sur lequel il s’exprime avec simplicité et profondeur.

À propos de l'article

  • Publié par :Propos recueillis par Christope Chaland et Pierre-Olivier Boiton
  • Édité par :Laurence Faure
  • Publié dans Pèlerin
    7005 du Jeudi 2 mars 2017

Avec La confession, vous succédez à Jean-Paul Belmondo dans le rôle de Léon Morin, prêtre (1961). Comment vivez-vous la comparaison ?

C’est un honneur. Jean-Paul, avec qui je m’étais très bien entendu sur le tournage de Peut-être, en 1999, est un acteur que j’admire. Je sais juste qu’il s’est dit très heureux de me voir incarner le personnage à mon tour.
Nous n’avons pas échangé au sujet du film. Peut-être le verra-t-il… De toute façon, La confession n’est pas un « remake » de son film mais une nouvelle adaptation, qui repart du livre de Béatrix Beck. M’inspirer de « Bébel », qui était pleinement dans l’énergie et la modernité de son époque, m’aurait compliqué la tâche.

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Notre critique
Une petite ville française, sous l’Occupation. L’arrivée de Léon Morin, prêtre au charisme certain, éveille la curiosité des villageoises, dont Barny (Marine Vacth), communiste athée. La jeune femme, qui veut en découdre avec l’homme d’Église, verra ses certitudes bousculées.

La confession. Film français. En salles le 8 mars. À partir de 15 ans. Notre avis : PPP.


Qu’est-ce qui vous a convaincu d’incarner cette figure de prêtre?

Quand on m’a soumis le projet, j’ai très vite accepté. La lecture du scénario m’a conforté dans l’idée qu’il s’agissait d’une histoire forte. Mais surtout, l’envie de jouer un prêtre me trottait depuis longtemps dans la tête. J’aime ces personnages et ces métiers – homme politique, flic, prêtre – qui nous éloignent radicalement de ce que l’on peut faire dans une vie plus « classique ». Incarner, face à la caméra, cette identité très typée m’attire. Cela me transporte dans une bulle de concentration et de pensée qui me sort de rôles plus ordinaires.


Porter la soutane est une sensation agréable et très originale

Dans ses mémoires, Belmondo compare la soutane à « un déguisement de superhéros ». Et vous ?

Je souscris totalement à l’image ! Indéniablement, la solennité du costume vous porte. Il en impose. Avec lui, on ne vous tape pas dans le dos, il crée naturellement une prestance, un charisme. C’est une sensation agréable et très originale. Durant le film, je ne quitte la soutane qu’à une seule reprise. Bien sûr, celle-ci rappelle constamment au spectateur ma figure d’homme d’Église mais, en même temps, j’ai cherché au maximum à la faire oublier, car il ne fallait pas que je sois engoncé, figé dans une façon d’être trop hiératique. Cela m’a conduit à exploiter autrement le physique de mon personnage, dont j’ai beaucoup travaillé l’intériorité.

Comment vous y êtes-vous pris ?

Tout d’abord en rencontrant des prêtres (...)


On ne peut ressortir que grandi d’un tel rôle. Il n’a pas modifié mon rapport à Dieu, mais il l’aura questionné. C’est déjà précieux, non ?

(...)


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Retrouvez l'intégralité de notre interview dans le n°7005 de Pèlerin du Jeudi 2 mars.

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Paru le 20 avril 2017

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