René Martin : "Le mont Saint-Michel vibrera de musique"

agrandir Polyphonies, chants grégoriens et baroques, musiques sacrées… le mont Saint-Michel vibrera de musique.
Polyphonies, chants grégoriens et baroques, musiques sacrées… le mont Saint-Michel vibrera de musique. © Stéphane Compoint
Polyphonies, chants grégoriens et baroques, musiques sacrées… le mont Saint-Michel vibrera de musique.
Polyphonies, chants grégoriens et baroques, musiques sacrées… le mont Saint-Michel vibrera de musique. © Stéphane Compoint

Créé par Bayard, le festival Via Aeterna, dont c’est la première édition cette année, va faire vibrer de spiritualité la baie du Mont-Saint-Michel. À la programmation, René Martin, le fondateur de la Folle Journée de Nantes. Interview d'un homme qui vit en musique.

À propos de l'article

  • Créé le 13/09/2017
  • Publié par :Philippe Royer
  • Édité par :Sabine Harreau
  • Publié dans Pèlerin
    13 septembre 2017

Écoutez des extraits de "Via Aeterna", une coproduction Bayard Musique & Mirare 2017.

 


Pour plus d'extraits, cliquez-ici !


Pèlerin. Le groupe Bayard vous a demandé d’assurer la programmation artistique du nouveau festival Via Aeterna. Vous pilotez déjà la Folle Journée de Nantes, le festival de piano de La Roque-d’Anthéron et les fêtes musicales de la Grange de Meslay. Comment avez-vous accueilli cette proposition ?

20170622_RENE_MARTIN_DSF2768

René Martin. Je refuse beaucoup de projets. Mais j’ai pris cette proposition comme un signe : la possibilité de fonder un événement rare. Je connaissais évidemment le Mont-Saint-Michel. Enfant, j’y étais allé avec mes parents, et j’avais gardé le souvenir d’un lieu magique, d’une grandeur inimaginable. Après avoir donné mon accord à votre groupe, j’y suis retourné avec un autre regard, plus professionnel. J’étais évidemment toujours aussi émerveillé par le site et par sa dimension spirituelle, mais j’ai aussi pris conscience qu’on ne pouvait pas faire un festival de plusieurs jours sur le Mont lui-même, en demandant aux spectateurs de descendre et de monter sans cesse dans ses ruelles étroites. D’où l’idée de l’étendre à toute la baie.



Comment avez-vous procédé ?

Avec Pierre Lebrun, président d’ADF-Bayard Musique, j’ai visité tous les musées, les salles de concerts et les églises qui accueillent régulièrement des manifestations, tout autour du Mont. Nous avons arrêté notre choix des lieux en fonction de leur qualité acoustique mais aussi de la politique culturelle des villes et des bourgs où ils se situent. Car je ne voulais pas d’un festival parachuté. Je souhaitais, au contraire, qu’il soit en phase avec la dynamique de la baie. Cela nous a demandé un travail important sur le terrain. Nous avons rencontré les acteurs locaux, les écoles de musique, les responsables de chorale, de festival, les compositeurs régionaux, afin de présenter à tous notre projet, de les écouter aussi, et de gagner leur adhésion. Je pense honnêtement que nous avons réussi.

C’est d’abord le public local que vous voulez attirer ?

Si on ne le mobilise pas, le festival ne grandira pas, et restera une manifestation musicale pour des gens extérieurs à la région. Ce genre d’événement doit s’ancrer dans un territoire. C’est d’autant plus important dans un département comme la Manche, en grande partie rural, en particulier dans sa partie nord, où le public est moins homogène et plus dispersé que dans la métropole nantaise, par exemple. Car la philosophie de ce projet est
la même que pour la Folle Journée : ouvrir toute la richesse du répertoire musical au plus grand nombre. À tout ce public qui se dit :  « Ce n’est pas pour nous ». Une philosophie partagée par Bayard, pour qui la culture et la transmission sont primordiales.

... Retrouver la suite de cet interview dans le prochain numéro de Pèlerin, à paraître le 21 septembre.




affiche-festival

Infos pratiques :

Du 21 au 24 septembre, festival Via Aeterna au Mont-Saint-Michel et dans sa baie.

Plus de vingt scènes accueilleront les concerts, De Granville à Avranches, de l'abbaye de la Lucerne à Pontorson...

Réservations et billetterie.


Vos commentaires

0 Commentaire Réagir

Paru le 21 septembre 2017

Notre Librairie

Voyages et croisières