Rencontre européenne des jeunes de Taizé : "Une rencontre d’espérance pour l’Europe"

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Rencontre européenne des jeunes de Taizé : "Une rencontre d’espérance pour l’Europe"
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Du 28 décembre au 1er janvier, la communauté œcuménique de Taizé (Saône-et-Loire) organise sa rencontre européenne de jeunes à Riga, en Letonnie. À cette occasion, Pèlerin a posé trois questions à Frère Alois, prieur de la communauté. 

À propos de l'article

  • Publié par :Isabelle Demangeat
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    28 décembre 2016

Pèlerin : Quels vont être les temps forts de cette rencontre ?

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Frère Alois : L’hospitalité, d’abord, dans les familles.

C’est le plus important parce que c’est là que se vit une expérience d’Église, d’Évangile, d’accueil. Puis, outre les moments d’échange dans les paroisses locales, les prières quotidiennes entre catholiques, protestants et orthodoxes, les carrefours autour de différents thèmes – spirituels, sociaux, culturels… –, il y aura une prière, le 30 décembre au soir, rassemblant différents responsables politiques et religieux. Nous essaierons de prendre conscience de ce que nous vivons, de ce que nous voulons aujourd’hui pour l’Église et pour l’Europe dans un contexte difficile, tendu.

Quel message envoie-t-elle aux citoyens européens quelques jours après que Berlin a été touchée en plein cœur ?

Que nous ne pouvons pas nous laisser aller au découragement. C’est cela qui nous guette maintenant.


Il y a tant d’instabilités et de bouleversements que nous devons être davantage enracinés dans la foi.

Si nous ne cherchons pas un ancrage plus profond, nous ne tiendrons pas. En nous retrouvant au-delà des frontières, dans la prière, la foi, la confiance en Dieu, une espérance naît. À l’heure où les pays baltes ont peur de la Russie, de jeunes Russes, aussi, vont se déplacer en Lettonie. Ils y rencontreront des Ukrainiens, venus de différentes parties de leur pays.

Ce sont de petits gestes, mais des chemins qui préparent pour une réconciliation. Car les diplomaties dans le monde ne peuvent être efficaces s’il n’y a pas, au niveau de la population, une compréhension mutuelle. Notre contribution, en tant que chrétiens appelés à dépasser les divisions politiques, est de créer ces rencontres personnelles.

Pour la première fois depuis trente-neuf ans, cette rencontre se déroule dans un pays balte, anciennement soviétique. Qu’est ce que cela signifie ?

Nous devrions être beaucoup plus à l’écoute de ces pays. Pour partager d’une part leur expérience de foi et de confiance en Dieu ; et, d’autre part, pour mesurer le courage dont ils ont fait preuve au cours de leur histoire. Ils ont lutté pour leur indépendance d’une manière pacifique, extraordinaire. Leur voix compte aujourd’hui. Elle appelle tous les Européens à être unis en respectant l’histoire et les particularités de chaque région, de chaque pays.

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Paru le 18 mai 2017

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