Qu’est-ce qu’une "messe de réparation" ?

agrandir Une messe de réparation sera célébrée avant la réouverture, ce dimanche 2 octobre, de l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, où le P. Jacques Hamel a été assassiné le 26 juillet.
Une messe de réparation sera célébrée avant la réouverture, ce dimanche 2 octobre, de l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, où le P. Jacques Hamel a été assassiné le 26 juillet. © DR
Une messe de réparation sera célébrée avant la réouverture, ce dimanche 2 octobre, de l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, où le P. Jacques Hamel a été assassiné le 26 juillet.
Une messe de réparation sera célébrée avant la réouverture, ce dimanche 2 octobre, de l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, où le P. Jacques Hamel a été assassiné le 26 juillet. © DR

L’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, où le P. Jacques Hamel a été assassiné le 26 juillet, rouvre ce dimanche 2 octobre, après la célébration d'une messe de réparation.

Depuis le 26 juillet, l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray est « désacralisée ». Le droit canon prévoit en effet que l’évêque du lieu puisse fermer au culte un lieu sacré (église, chapelle, cimetière) sur la base de deux critères : une « action gravement injurieuse » et « commise au scandale des fidèles ». « Ce dernier critère est fondamental, juge Emmanuel Tawil, spécialiste du droit canon. L’Église ne prévoit pas de réponse automatique à tel ou tel acte, une réponse doit être apportée à une situation donnée, en fonction des réalités du diocèse, sans précipitation et sans stigmatiser qui que ce soit ».

Le code prévoit qu’un « rite pénitentiel » soit célébré dans un lieu profané pour qu’il puisse rouvrir au culte. Régie par le Cérémonial des évêques, cette célébration commence par une procession des fidèles et des officiants, suivie d’une demande de pardon pour l’offense. Les lieux profanés (en l’occurrence l’autel) sont ensuite aspergés d’eau bénite. Puis une messe est célébrée. Ces rites de réparation ont eu lieu pour des motifs très divers : après un suicide (Notre-Dame, 2013), des dégradations et tags xénophobes (Nantes, 2013), la montée d’une Femen sur l’autel (Strasbourg, 2014), un incendie volontaire (Fontainebleau, 2016).

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Paru le 19 juillet 2018

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