« Tais-toi et recueille-toi »

agrandir Cinq jours où la pratique de la méditation alterne avec les enseignements, les promenades dans la nature avec les groupes de parole.
Cinq jours où la pratique de la méditation alterne avec les enseignements, les promenades dans la nature avec les groupes de parole. © PhOtOnQuAnTiQuE/Flickr
Cinq jours où la pratique de la méditation alterne avec les enseignements, les promenades dans la nature avec les groupes de parole.
Cinq jours où la pratique de la méditation alterne avec les enseignements, les promenades dans la nature avec les groupes de parole. © PhOtOnQuAnTiQuE/Flickr

Ils sont une cinquantaine venus de toute la France suivre ce stage de méditation. Curieuse de cette nouvelle quête de sens, Catherine Lalanne, rédactrice en chef à Pèlerin, a décidé de suivre ce stage.

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Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Publié par :Cécile Picco
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    6901, du 5 mars 2015

Néophytes curieux ou pratiquants réguliers, arpenteurs des chemins de Compostelle ou adeptes d’arts martiaux, seniors en quête d’harmonie ou jeunes adultes confrontés à un choix de vie, tous aspirent à faire une pause, à se couper d’un quotidien frénétique et bruyant, à fuir les sollicitations superficielles pour renouer avec l’essentiel.

Cinq jours où la pratique de la méditation alterne avec les enseignements, les promenades dans la nature avec les groupes de parole.

► Son. L'édito de Catherine Lalanne sur RCF

 

Dès la première séance, les idées reçues tombent.

Il ne s’agit pas de faire le vide mais d’observer ses pensées sans s’y accrocher ; il importe moins de se relaxer que d’être attentif à son souffle ; il n’est pas question de se replier mais de faire un avec son être pour mieux retourner au monde.

Les questions des participants fusent car en reconnectant corps et esprit, les stagiaires poussent la porte de l’aventure intérieure ; la pleine conscience d’être vivant réveille des aspirations plus hautes.

Cette soif de méditation qui traverse notre société interpelle la journaliste que je suis.

Exprime-t-elle une quête individuelle, un engouement pour l’Asie ou un mal-être collectif ?

Pourquoi les Occidentaux se tournent-ils vers le bouddhisme pour découvrir une technique éprouvée par les premiers moines chrétiens ?

 En effet, dès le IVe siècle, les Pères du désert s’adonnaient à la contemplation silencieuse.

Assieds-toi, tais-toi et recueille-toi

 → disait Abba Arsène à un aspirant disciple.

Au fil des conciles, les querelles de dogmes ont occulté cette prière mystique qui mettait l’âme au diapason du corps.

Au XVIIe siècle, le philosophe Descartes dissocie la chair de l’esprit ; notre médecine occidentale se base sur cette dualité.

Je me souviens d’une lectrice de Pèlerin rencontrée lors d’une croisière ; elle méditait le matin sur le pont supérieur du bateau, conciliant sa foi chrétienne et cette technique apprise pour soigner une dépression.

 À l’écoute de sa respiration, elle identifiait ses émotions. Puis, débarrassée des scories, elle ouvrait un chemin au divin ; son attention à l’instant se muait en oraison. Elle terminait en rappelant l’Évangile : « Le Royaume des cieux est en nous. »

Je voulais partager avec vous mes réflexions et sa conclusion.

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Paru le 21 juin 2018

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