L’intermittence, l’affaire de tous

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Manifestation d'intermittents du spectacle. © LCL
Manifestation d'intermittents du spectacle.
Manifestation d'intermittents du spectacle. © LCL

Alors que la fronde des intermittents du spectacle ne faiblit pas et menace les festivals de juillet 2014, le Premier ministre, Manuel Valls, s’engage à garantir le budget de la culture et veut mettre les artistes au cœur de la société.

Dossier

Nos éditos

Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Créé le 15/07/2014
  • Publié par :Catherine Lalanne
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6868, du 17 juillet 2014

La promesse de Manuel Valls suffira-t-elle à calmer les grévistes et à sauver la saison culturelle ? L’avenir proche nous le dira.

Vidéo. L’intervention de Manuel Valls concernant les intermittents du spectacle : « Bâtir enfin un cadre stabilisé et sécurisé ». 19 juin 2014. Source : Matignon.

 

Revenons à l’origine de ce conflit qui assombrit l’été 2014. L’explosion du nombre des intermittents pèse sur l’assurance-chômage. La réforme engagée pour assainir le système limite leurs droits à indemnisation et provoque leur colère ; ils menacent les festivals et irritent les Français.

 Son. Ecoutez l'éditorial de Catherine Lalanne, rédactrice en chef à Pèlerin.

 

Et si pour sortir de ce blocage, nous nous posions de vraies questions. La culture est-elle un luxe en temps de crise ou est-elle vitale pour garder le cap dans la tourmente ? Est-elle condamnée à peser sur l’économie ou peut-elle se porter à son secours ? Le régime spécial créé hier pour protéger les artistes d’un emploi épisodique doit-il perdurer quand la collectivité tout entière est menacée par la précarité et fait l’effort de s’adapter ?

Vidéo. Qui sont les intermittents du spectacle ? Source : LCI.

 

Nos 2000 festivals sont des atouts avérés pour le tourisme et l’emploi

Oui la culture est un bastion d’humanité, une aire de dialogue à préserver quand l’intolérance gronde. Oui la création soutient l’économie, et nos 2 000 festivals sont des atouts avérés pour le tourisme et l’emploi.

Oui nous devons rester solidaires de ceux qui prennent le risque de créer et de dialoguer avec la beauté car ils participent à nous sauver. Mais non, nous ne pouvons accepter que des entreprises du secteur de la télévision, de la radio et des loisirs détournent à leur avantage un système protecteur en multipliant les embauches précaires à des postes permanents.

L’irresponsabilité de ces employeurs participe à vider les caisses de l’Unedic, se retourne contre les intermittents et rejaillit sur la collectivité.

Pour moraliser la profession, certains préconisent de faire payer les gros employeurs qui abusent des contrats courts en place des petites compagnies qui en ont vraiment besoin. La fragilité des artistes préfigure la nôtre.

Notre société a mission de les protéger, comme elle doit défendre les intérimaires et tous ceux qui peinent à obtenir des contrats protecteurs. Dans cette période de crise et de précarité, l’intermittence est l’affaire de tous.

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Paru le 19 avril 2018

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