Entrée libre au Panthéon

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La façade du Panthéon, à Paris. © Gary Ullah / Flickr / CC
La façade du Panthéon, à Paris.
La façade du Panthéon, à Paris. © Gary Ullah / Flickr / CC

Catherine Lalanne, rédactrice en chef à Pèlerin, consacre son éditorial à l’entrée au Panthéon, le 27 mai 2015, de quatre résistants : Jean Zay, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Germaine Tillion.

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À propos de l'article

  • Créé le 20/05/2015
  • Publié par :Catherine Lalanne
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6912, du 21 mai 2015

Ce mois de mai, à Paris, un vent printanier souffle sur l’antique montagne Sainte-Geneviève.

D’abord, il y a ces visages qui éclairent la bâche du chantier de restauration de la coupole du Panthéon. Quatre mille portraits souriants d’inconnus humanisent l’austère nécropole des grands de la République.

Son. Ecoutez l’édito de Catherine Lalanne sur les ondes de RCF.

 

Le message de cette fresque participative est clair : le courage n’appartient pas au passé
ni à une poignée de héros bien nés. Tous ces anonymes sont susceptibles de donner, eux aussi, le meilleur à la France de demain.

Puis il y a l’arrivée des femmes, le 27 mai. Parmi les quatre résistants qui entreront dans la crypte, deux grandes dames rejoignent Marie Curie.

Un accueil symbolique dans le temple de la République, qui a longtemps nié la moitié de sa population.

Après la consolidation du dôme, il était urgent de restaurer la parité ! La fraternité de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, créatrice d’ATD Quart Monde au sortir des camps, le don de l’amitié de Germaine Tillion, militante des droits de l’homme, de Ravensbrück à l’Algérie, contribueront à réchauffer le froid mausolée.

Ensuite, il y a la volonté du Centre des monuments nationaux et de son président, Philippe Bélaval, d’accueillir les jeunes visiteurs et les classes moins aisées qui ne franchissent pas le seuil de ce temple intimidant.

Et pourtant, il leur est essentiel de comprendre que ceux qui dorment ici ont traversé des crises et affronté des guerres, qu’ils n’ont pas baissé les bras et ont triomphé de l’adversité au nom de valeurs toujours menacées.

Enfin, pour séduire les adolescents, le numérique envahit le Panthéon. Totalement interactive, l’exposition Quatre vies en résistance modernise le classique monument et devrait conquérir les moins de 20 ans.

Frises digitales et studio vidéo – incitant chacun à témoigner dans un documentaire collectif sur l’esprit de résistance – parleront aux jeunes générations. Alors, entrée libre au Panthéon ?

Dans l’esprit de fraternité des manifestations du 11 janvier, dans le sillage de cette France rassemblée qui a battu le pavé, rendons visite, en famille, à ceux qui ont bravé la peur pour bâtir un monde meilleur !

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Paru le 18 janvier 2018

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