Découvrir le monde à son pas

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Marche spirituelle en Arménie. © Ictus voyages
Marche spirituelle en Arménie.
Marche spirituelle en Arménie. © Ictus voyages

Catherine Lalanne, rédactrice en chef à Pèlerin, revient sur les nouveaux voyageurs, ceux en quête de d’échange, d’altérité et de spiritualité. Bref, loin des sentiers battus !

Dossier

Nos éditos

Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Créé le 28/04/2015
  • Publié par :Catherine Lalanne
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6909, du 30 avril 2015

« Voyager, c’est aussi s’arrêter. » Ce dimanche sur l’autoroute A 6, le slogan de la Sécurité routière qui surplombe les voies m’interpelle.

Cette phrase de sagesse rompt avec le style des messages restés dans nos mémoires, tels « Boire ou conduire, il faut choisir » en 1977, « Un petit clic vaut mieux qu’un grand choc » en 1978. Sa philosophie en dit long sur l’évolution du sens du voyage dans notre société.

Fini le règne du touriste pressé, qui multiplie les tampons sur son passeport, sillonne la planète au pas de course sans rien voir ni comprendre du pays traversé. Place au voyageur qui va à son pas, quitte ce qu’il connaît pour se frotter à ce qu’il ne connaît pas, élargit au fil des rencontres sa vision du monde et de lui-même.

Cette semaine, nous consacrons une grande séquence dans nos colonnes à ces nouveaux voyageurs : en quête d’échange, d’altérité et de spiritualité, ils ne désirent pas prendre mais apprendre.


Pour ces adeptes du contact et de l’intériorité, l’humain est au cœur de l’aventure ; l’ailleurs, c’est d’abord l’autre et le chemin vers soi. La valeur du déplacement ne se mesure pas à la distance parcourue mais au pas de côté intérieur.

Quitter ses habitudes, partir méditer dans un monastère, choisir de séjourner chez l’habitant, prendre le temps de créer du lien, vouloir laisser une trace utile de son passage ne nécessite pas forcément de passer les frontières ni de multiplier les kilomètres parcourus. On peut faire du tourisme éthique et solidaire en France et en Europe.

L’expansion du djihadisme, la violence terroriste au Proche-Orient et en Afrique participent à renforcer ces offres de séjours alternatifs plus proches.

De la Grèce à la Russie en passant par l’Albanie ou l’Arménie, nul besoin de se rendre à l’autre bout de la planète pour se mettre en mouvement.

Quelle que soit la destination, le voyageur contemporain ne souhaite plus courir mais ralentir. Comme le conducteur est invité à stopper son véhicule sur la route des vacances.

Le grand arpenteur du monde Albert t’Serstevens écrivait en 1973 à Istanbul : « Le voyage ne commence vraiment que lorsque l’on s’arrête. » Et vous, qu’en pensez-vous ?

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Paru le 18 janvier 2018

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