Plaidoyer pour les élus de terrain

agrandir Avec ces élections départementales, "la parité hommes-femmes enfin obligatoire va renouveler en profondeur le personnel politique local. Il était temps !", selon Benoît Fidelin, rédacteur en chef à "Pèlerin".
Avec ces élections départementales, "la parité hommes-femmes enfin obligatoire va renouveler en profondeur le personnel politique local. Il était temps !", selon Benoît Fidelin, rédacteur en chef à "Pèlerin". © Thodonal / Fotolia.com
Avec ces élections départementales, "la parité hommes-femmes enfin obligatoire va renouveler en profondeur le personnel politique local. Il était temps !", selon Benoît Fidelin, rédacteur en chef à "Pèlerin".
Avec ces élections départementales, "la parité hommes-femmes enfin obligatoire va renouveler en profondeur le personnel politique local. Il était temps !", selon Benoît Fidelin, rédacteur en chef à "Pèlerin". © Thodonal / Fotolia.com

A l’occasion des élections départementales des 22 et 29 mars 2015, Benoît Fidelin, rédacteur en chef à Pèlerin, se fait l’avocat d'une politique de proximité.

Dossier

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Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Créé le 18/03/2015
  • Publié par :Benoît Fidelin
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6903, du 19 mars 2015

Les élections départementales des 22 et 29 mars  2015 s’annoncent pour le moins atypiques. Commençons par le positif : la parité hommes-femmes enfin obligatoire va renouveler en profondeur le personnel politique local. Il était temps !

Son. Ecoutez l’édito de Benoît Fidelin sur les ondes de RCF.

 

Néanmoins, ce scrutin reste marqué par l’incertitude quant à l’avenir même des assemblées qui seront élues. Alors qu’il y a moins d’un an, le Premier ministre programmait la disparition des départements, il est revenu en arrière pour éviter une révision constitutionnelle et donner des gages aux opposants de droite et de gauche à sa réforme. Plus question de grand chambardement !

Mais trois destins désormais possibles pour ces collectivités : maintien des départements ruraux, fusion des autres dans des métropoles ou dans des « fédérations d’intercommunalités renforcées ». Bref, un quasi-retour au schéma de départ, aucun échelon institutionnel n’ayant été supprimé.


Réduire notre « mille-feuille » s’avère pourtant urgent aux yeux d’une majorité de Français. Il s’agit d’en finir avec les gâchis financiers, les doublons inutiles et les luttes de pouvoirs stériles qui découragent les entrepreneurs, rendent illisible l’action publique, suscitent la défiance vis-à-vis des institutions et des élus, provoquant du même coup la montée mortifère des extrêmes.

Mais dans le même temps, cette simplification n’apparaît acceptable aux yeux des citoyens que si elle ne s’opère pas au détriment des couches inférieures du « mille-feuille », c’est-à-dire des vrais pouvoirs locaux que représentent les communes et leur étage supérieur, en l’occurrence les intercommunalités ou les départements.

Sur ces deux niveaux, grâce à l’action d’élus situés au cœur des populations qu’ils représentent, s’enracine l’irremplaçable action politique de proximité, celle qui rime avec le respect du principe essentiel de subsidiarité.

D’où l’importance, dans ces conditions, du maintien des communes et des collectivités « de terrain ». Chaque conseil municipal, chaque assemblée territoriale, c’est avant tout des dizaines d’élus passionnés qui donnent au pouvoir son plus beau visage, puisqu’ils se battent au jour le jour pour le bien commun.

Cette inestimable richesse, ne la perdons pas à l’heure où s’ébauche une nouvelle carte du territoire !

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Paru le 12 juillet 2018

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