Ombres et lumières d’automne

agrandir « L’automne est là ! Avec ses lumières opalines, ses layons forestiers gorgés d’humus, ses rosés-des-prés cueillis au petit matin », Benoît Fidelin.
« L’automne est là ! Avec ses lumières opalines, ses layons forestiers gorgés d’humus, ses rosés-des-prés cueillis au petit matin », Benoît Fidelin. © « L’automne est là ! Avec ses lumières opalines, ses layons forestiers gorgés d’humus, ses rosés-des-prés cueillis au petit matin », Benoît Fidelin.
« L’automne est là ! Avec ses lumières opalines, ses layons forestiers gorgés d’humus, ses rosés-des-prés cueillis au petit matin », Benoît Fidelin.
« L’automne est là ! Avec ses lumières opalines, ses layons forestiers gorgés d’humus, ses rosés-des-prés cueillis au petit matin », Benoît Fidelin. © « L’automne est là ! Avec ses lumières opalines, ses layons forestiers gorgés d’humus, ses rosés-des-prés cueillis au petit matin », Benoît Fidelin.

Benoît Fidelin, rédacteur en chef à Pèlerin, célèbre l’automne, sans en oublier l’actualité dominée par le drame des migrants.

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Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Créé le 15/09/2015
  • Publié par :Benoît Fidelin
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6929, du 17 septembre 2015

J’avais tant à vous dire cette semaine ! Sur les migrants dont « l’Évangile nous appelle à être proches », pour reprendre les mots du pape François ; sur la colère des maires face aux dérobades d’un État central financièrement aux abois ; sur la chute des cours des matières premières agricoles, au détriment des agriculteurs qui ne sont pas sortis de la crise.

Nous sommes ainsi dans notre métier : littéralement happés par l’actualité. Et puis, je me suis dit que, dans cette édition, Pèlerin abordait déjà une part de ces événements. Surtout, je voulais m’extraire un instant de la marche du monde pour célébrer un autre mouvement, perpétuel celui-là, qui nous emporte tous : le cycle des saisons.

L’automne est là ! Avec ses lumières opalines, ses layons forestiers gorgés d’humus, ses rosés-des-prés cueillis au petit matin. « J’aime l’automne, écrivait Gustave Flaubert. Quand les arbres n’ont plus de feuilles, quand le ciel conserve encore au crépuscule cette teinte rousse qui dore l’herbe fanée, il est doux de regarder s’éteindre tout ce qui naguère brûlait en vous. »

Pour moi, fou de nature sauvage et chasseur dès l’enfance, c’est tout le contraire : l’automne me transporte, aiguise le moindre de mes sens. J’ai l’impression qu’il renforce le sentiment d’être un maillon vivace de l’humanité, nous accorde plus encore avec cette vie naturelle qui nous survivra comme elle nous a précédés, nous offrant au passage plus qu’un art de vivre : une foi en l’éternité.

Je demande à Dieu qu’il me laisse le prier au travers de sa Création : une nappe de jacinthes bleues, la montée d’une nuit d’automne 

→ implorait l’écrivain Maurice Genevoix.

Comment donc, en cette saison, se morfondre et abdiquer face aux pires tragédies que nous renvoie l’actualité ? Les nuages, qui emportent à bride abattue des reflets de ciel, provoquent le contraire de la résignation.

L’accord parfait, soudain ressenti avec des lois intemporelles, avec l’arbre et l’animal, les météores et les saisons, rend plus serein face au chaos du monde, se révèle source d’énergie face à l’adversité.

D’ailleurs, pour revenir à l’actualité, le pape François ne dit-il pas que les réfugiés sont eux-mêmes, malgré tout, «  en chemin vers une espérance de vie  » ?

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Paru le 5 avril 2018

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