L’espérance de Barack Obama

agrandir Barack Obama en Ethiopie, le 28 juillet 2015.
Barack Obama en Ethiopie, le 28 juillet 2015. © Saul Loeb / AFP
Barack Obama en Ethiopie, le 28 juillet 2015.
Barack Obama en Ethiopie, le 28 juillet 2015. © Saul Loeb / AFP

Benoît Fidelin, rédacteur en chef à Pèlerin, revient sur la visite du président américain en Afrique et nous invite à changer notre regard sur ce continent.

Dossier

Nos éditos

Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Créé le 05/08/2015
  • Publié par :Benoît Fidelin
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6923-6924, du 6-13 août 2015

Voilà dix jours que Barack Obama a quitté l’Afrique et regagné les États-Unis à bord de son avion présidentiel. Mais ses mots ne se sont pas envolés. Ils restent ancrés dans mon esprit, par la force de leur pertinence et de leur optimisme.

 Vidéo. Les phrases fortes de Barack Obama. Source : France TV Info.

 

En visite officielle au Kenya, le pays de son père et de sa demi-sœur Auma qui l’accueillait à Nairobi, ainsi qu’en Éthiopie où, pour la première fois, un président américain prononçait un discours devant l’Union africaine, c’est peu dire qu’il a parlé vrai !

Aux dirigeants qui, du Burundi au Rwanda en passant par le Congo, modifient la Constitution pour mieux s’accrocher à leur pouvoir, il a rappelé que :

La loi est la loi et que personne n’est au-dessus, pas même les présidents.

Il a aussi fustigé sans détour la corruption, le tribalisme et la discrimination à l’égard des femmes.

S’adressant à la jeunesse d’un continent où la moitié de la population a moins de 18 ans, et en référence aux 200 millions d’Africains sortis de la misère ces quinze dernières années, il a lancé :

Il n’y a aucune limite à ce que vous pouvez accomplir.

Enfin, il a appelé le monde entier à « changer son regard sur l’Afrique », qui n’est pas « enlisée pour toujours dans les conflits et la pauvreté », mais vient d’accomplir des « progrès historiques ».

À preuve, sa croissance économique de 5 % en moyenne depuis dix ans et sa classe moyenne en plein essor, déjà forte de 300 millions d’individus.

Certes, les tragédies se poursuivent : terrorisme de Boko Haram,des shebabs somaliens et d’Al-Qaida au Maghreb, rébellions en Centrafrique et au Congo, agonie du Sud-Soudan.

Bien sûr, les inégalités persistent : 46 % de la population africaine reste démunie et les deux tiers des 18-25 ans sont au chômage. Mais c’est justement face à ces défis que les mots du président américain offrent, à cent lieues de tout optimisme béat, un élan sur le chemin ardu qui reste à parcourir.

Après tout, d’un homme d’État, on attend qu’il fixe sans ciller un cap et témoigne avec conviction de l’espoir de l’atteindre.

Et puis, me disais-je en réalisant ces derniers jours, avec l’équipe de Pèlerin, ce numéro double de l’Assomption en partie consacré à la Vierge Marie, ne sommes-nous pas, nous les chrétiens, comme Obama ? C’est-à-dire condamnés à l’espérance…


Le saviez-vous ?

En raison de ce numéro double, le prochain Pèlerin, n° 6925, paraîtra le 20 août 2015.

Vos commentaires

0 Commentaire Réagir

Paru le 18 janvier 2018

Notre Librairie

Voyages et croisières