Une vie donnée

agrandir Le 22 juillet 2012, le P. Georges Vandenbeusch célébrait une messe au nord Cameroun. Il a choisi cet endroit pour découvrir une autre façon d'annoncer l'Evangile.
Le 22 juillet 2012, le P. Georges Vandenbeusch célébrait une messe au nord Cameroun. Il a choisi cet endroit pour découvrir une autre façon d'annoncer l'Evangile. © AFP
Le 22 juillet 2012, le P. Georges Vandenbeusch célébrait une messe au nord Cameroun. Il a choisi cet endroit pour découvrir une autre façon d'annoncer l'Evangile.
Le 22 juillet 2012, le P. Georges Vandenbeusch célébrait une messe au nord Cameroun. Il a choisi cet endroit pour découvrir une autre façon d'annoncer l'Evangile. © AFP

On ne pouvait rêver plus belle manière d’entrer dans l’année nouvelle qu’avec la libération tant espérée et si inattendue du P. Georges Vandenbeusch.

Dossier

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Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Créé le 08/01/2014
  • Publié par :Antoine d'Abbundo
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6841, du 9 janvier 2014

« Nous nous souviendrons longtemps de ce 1er janvier 2014 puisque c’est un jour heureux que de retrouver notre ­compatriote libre et vivant », a résumé François Hollande en accueillant le prêtre à l’aéroport de Villacoublay.

Son. Ecoutez l’édito d’Antoine d’Abbundo.

 

A n’en pas douter, tous les Français, croyants ou non, auront été touchés par le regard lumineux, les manières simples, les mots touchants de cet homme venu raconter au JT de 20 heures, sans fard et sans haine, les sept semaines de détention passées sous un arbre, au Nigeria, comme otage de la secte islamiste Boko Haram ou de bandits affiliés.

Peut-être même auront-ils été sensibles aux paroles du missionnaire sur le sens et la force de la prière.

A ceux qui seraient tentés de voir en sa libération sinon un miracle, du moins une faveur divine spéciale, le P. Georges les invite, humblement, à la réflexion : si Dieu donne tout, c’est d’abord la force de tenir face au Mal, de sortir de l’impuissance dans laquelle nous plonge l’épreuve et, enfin, de tout réconcilier.


Le P. Georges avait répondu « oui » à un appel. Malgré les risques.

C’est l’expérience faite par les fidèles de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux, dont le P. Georges a été le curé pendant de longues années, mais aussi par toutes les communautés, françaises ou camerounaises, de toutes confessions, mobilisées, dès le premier jour, dans une grande chaîne de prières et d’amitié partagées. Une chaîne que le P. Georges nous invite à ne pas rompre en faveur des six autres otages français, et que l’on peut étendre à tous ceux qui restent injustement détenus de par le monde.

A la faveur de ce drame qui finit bien, beaucoup auront, on peut l’espérer, changé de regard sur le « métier » de prêtre et « l’aventure » missionnaire. L’itinéraire du P. Georges est singulier. Heureux curé d’une riche cité de la banlieue parisienne, il avait choisi de devenir le pasteur du petit village de Nguetchewe, à l’extrême nord du Cameroun, région pauvre, pour connaître le bonheur de servir les autres.

Comme des dizaines d’autres prêtres et des centaines de religieux et religieuses encore présents dans les zones déshéritées de la planète, il avait répondu « oui »
à un appel malgré les risques que cette mission comportait. Non par inconscience ou bravade, mais pour rester fidèle à sa vocation : celle d’une vie donnée. 

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Paru le 5 avril 2018

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