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Le pape François au Vatican en octobre 2014. © Andrea Solara / AFP
Le pape François au Vatican en octobre 2014.
Le pape François au Vatican en octobre 2014. © Andrea Solara / AFP

En dépit des résistances, le pape François s’est lancé dans une réforme en profondeur. Un vent nouveau soufflerait-il au Vatican ? L’édito d’Anne Ponce, directrice de la rédaction de Pèlerin.

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À propos de l'article

  • Créé le 04/02/2015
  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6897, du 5 février 2015

On ne peut pas dire que nous n’étions pas prévenus. L’assainissement des finances du Vatican et la réforme de la curie figuraient parmi les raisons qui ont poussé les cardinaux à choisir Jorge Mario Bergoglio comme pape en 2013.

Son. Ecoutez l'édito d'Anne Ponce sur les ondes de RCF.

 

Par la suite, dans son exhortation apostolique, « La joie de l’Évangile », François a lui-même affiché la couleur. Lisons ou relisons-le : ce texte est le véritable programme du pontificat et sa force ne laisse pas d’étonner. Or, dans ce document, le pape invite clairement l’Église à se réformer.

Mais il faut croire que nous avons des yeux et que nous ne voyons pas, que nous avons des oreilles et que nous n’entendons pas.


Sans doute sommes-nous anesthésiés par l’exemple de trop de responsables pour qui les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Alors, quand quelqu’un fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait, cela surprend.

D’autant que le pape François parle clair : « Je vois l’Église comme un hôpital de campagne »  ;  « Le confessionnal ne doit pas être une salle de torture »  ;  « Que Dieu nous libère d’une Église mondaine ! » et aussi… « Je suis un peu rusé »… Un verbe direct. Trop au goût de certains.

Des résistances se manifestent, sous forme d’opposition déclarée ou (tout aussi efficace) de force d’inertie.

Comme le montrent le choix des nouveaux cardinaux réunis dans quelques jours en consistoire, le travail du conseil rapproché du pape (le C9) et le ménage en cours à l’IOR (la banque du Vatican),
la réforme des structures fait doucement son chemin.

Une réforme indispensable – la crédibilité du témoignage en dépend – mais qui n’est pas un but en en soi. Car l’Église n’est pas sa propre fin ; sa raison d’exister est de partager avec tous la joie
de l’Évangile et de porter l’espérance aux périphéries.

Le pape François place donc la barre haut : conjuguer expérience spirituelle et réforme structurelle, mission pastorale et expression dogmatique. Une haute exigence pour toute l’Église, et pas seulement pour son pape, fut-il particulièrement énergique. Il ne suffit donc pas d’applaudir François, il va falloir aussi se retrousser les manches.

Pour commencer, peut-être pourrions-nous nous réveiller en France pour la préparation de la deuxième phase du synode sur la famille. Nous comptons sur le pape François, faisons en sorte qu’il puisse aussi compter sur nous !

Vos commentaires

1 Commentaire Réagir

Vie consacrée

xavier 04/02/2015 à 15:32

Ma vie consacrée à Dieu m’a conduit à Le vivre et à Le désirer. Vers quelle action suis-je attiré ? Chrétien, donc connaissant Dieu comme mon Père divin et tous les humains comme des sœurs et frères en esprit, il m’a été facile d’atteindre cet amour ... lire la suite

Paru le 14 juin 2018

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