Shalom à Rome !

agrandir Le pape François avec le président palestinien Mahmoud Abbas, lors d’une messe, le 25 mai 2014.
Le pape François avec le président palestinien Mahmoud Abbas, lors d’une messe, le 25 mai 2014. © Getty Image / AFP / Thaer Ghanaim
Le pape François avec le président palestinien Mahmoud Abbas, lors d’une messe, le 25 mai 2014.
Le pape François avec le président palestinien Mahmoud Abbas, lors d’une messe, le 25 mai 2014. © Getty Image / AFP / Thaer Ghanaim

Anne Ponce, directrice de la rédaction à Pèlerin, revient sur l’invitation à la paix lancée par le pape François lors de son voyage en Terre sainte, du 24 au 26 mai 2014.

Dossier

Nos éditos

Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Créé le 04/06/2014
  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :François Boulard
  • Publié dans Pèlerin
    6862, du 5 juin 2014.

Le pape François ne perd pas de temps. Lors de son voyage en Terre sainte, il avait lancé une invitation à Shimon Peres et à Mahmoud Abbas : il les conviait à venir au Vatican prier ensemble pour la paix.

Deux semaines tout juste après avoir été lancée, voici l’invitation honorée. Le 8 juin 2014, le président de l’État d’Israël et celui de l’Autorité palestinienne se retrouveront au côté du pape François : un événement quasi inespéré pour cette région de Terre sainte où le dialogue est en panne.

Une rencontre à Rome, mais pour quoi faire ? Le conflit entre Israéliens et Palestiniens semble inextricable. Au fil des années, les rancœurs se sont accumulées et bien des espoirs ont été déçus. Heureusement, le pire n’est jamais sûr.

Cette semaine, nous vivons aussi les célébrations des 70 ans du débarquement. Qui aurait cru une réconciliation possible après la Seconde Guerre mondiale ? Et pourtant, les ennemis d’hier se retrouvent aujourd’hui en Normandie.

►Son. Écoutez l’édito d’Anne Ponce, du 4 juin 2014.

 

Songeons en particulier au lien franco-allemand : les deux nations ne se sont-elles pas combattues au cours de trois guerres (1870-1871, 1914-1918, 1939-1945) ? De ces conflits, on aurait pu conclure à la fatalité d’une rivalité atavique.

Il n’en a rien été : l’aspiration des peuples et le courage de dirigeants visionnaires nous ont sortis de l’engrenage mortifère. Ce que les Européens ont réussi, pourquoi les peuples israéliens et palestiniens n’en seraient-ils pas capables un jour  ?

Alors, une rencontre, oui, mais une prière, à quoi bon ? Le moyen peut sembler dérisoire. Voyons cependant plus large : la prière n’est pas une incantation magique et la paix ne va pas tomber du ciel comme une pomme mûre de son arbre.

Dieu n’a en effet que les mains des hommes pour bâtir la paix. Prier n’est donc pas l’alibi de la passivité.Au contraire.


Prier pour la paix, c’est refuser la fatalité : en plaçant la haine hors-jeu, on fait barrage à la spirale de la vengeance.

De plus, cette rencontre va rassembler un juif, un chrétien et un musulman, tous croyants au Dieu unique : elle va donc mettre en évidence une fraternité spirituelle dont la vocation est de s’inscrire dès que possible dans le concret des relations entre les peuples. Paix, Shalom, Salam : vite !

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Paru le 14 juin 2018

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