Résister ensemble

agrandir Réveil douloureux, samedi matin, émotion unanime : un enfant dépose un fleur devant le café Le Carillon, dans le XIe arrondissement de Paris.
Réveil douloureux, samedi matin, émotion unanime : un enfant dépose un fleur devant le café Le Carillon, dans le XIe arrondissement de Paris. © Yoan Valat / EPA / MaxPPP
Réveil douloureux, samedi matin, émotion unanime : un enfant dépose un fleur devant le café Le Carillon, dans le XIe arrondissement de Paris.
Réveil douloureux, samedi matin, émotion unanime : un enfant dépose un fleur devant le café Le Carillon, dans le XIe arrondissement de Paris. © Yoan Valat / EPA / MaxPPP

Pas question de se laisser envahir par la peur après les attentats du 13 novembre 2015. Le courage et la solidarité sont plus que jamais d’actualité.

Dossier

Nos éditos

Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Créé le 17/11/2015
  • Modifié le 18/11/2015 à 11:36
  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6938, du 19 novembre 2015

Nous sommes atteints mais pas vaincus. Les terroristes nous ont touchés mais ils ne nous ont pas terrassés. Ils ne nous auront pas, j’en suis convaincue.

Les événements du week-end dernier ont été horribles mais le pays a gardé son calme et sa dignité. Voyez comme à la vague de violences a succédé une vague de solidarité plus grande encore : dès vendredi soir, les personnels des hôpitaux et les pompiers en congé ont regagné leurs unités ; des infirmières et des médecins de ville sont venus spontanément proposer leurs services, les Parisiens ont ouvert leurs portes à ceux qui ne pouvaient pas rentrer chez eux, les volontaires ont afflué dans les centres de dons du sang. Une mobilisation spontanée et déterminée.

Nous avons su nous mobiliser aux heures les plus tragiques. Très bien. C’est notre honneur et notre grandeur. Maintenant, l’enjeu est de résister. Car malheureusement, ces massacres ne sont sans doute pas les derniers. Il y a moins d’un an, nous étions confrontés aux événements de Charlie Hebdo puis, il y a eu l’attentat du Thalys.

Ce week-end, les rues de Paris, un stade de foot et une salle de spectacle ont servi de cadre à l’horreur. Cette fois, c’est la foule qui était visée, tout le monde et n’importe qui, le passant, le tout-venant ; nous sommes tous dans le collimateur.

Et compte tenu de ce que nous savons de la radicalisation islamiste, des ambitions de Daech et de la situation au Moyen-Orient, d’autres attentats semblent probables.

Donc oui, résister. Et résister dans la durée. C’est notre grand défi, à la fois sur le plan individuel et sur le plan collectif. Il va nous arriver d’être tristes, il faudra que la vie continue.

Il va nous arriver d’être en colère, il faudra rester forts et unis. Il va nous arriver d’avoir peur, il faudra rester calmes et aller de l’avant. Apprendre à vivre sous la menace, assurer la sécurité sans perdre notre âme, ne pas chercher de bouc émissaire, faire vivre notre démocratie dignement.

Avec peut-être un peu moins d’insouciance mais toujours la confiance en l’avenir. C’est à ces conditions que les terroristes ne l’emporteront pas. Résister, ensemble, et tenir le cap, pour longtemps. Courage !

Vos commentaires

0 Commentaire Réagir

Paru le 18 janvier 2018

Notre Librairie

Voyages et croisières