Politique : le temps des femmes ?

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L'édito de la semaine d'Anne Ponce. © Eric Garault
L'édito de la semaine d'Anne Ponce.
L'édito de la semaine d'Anne Ponce. © Eric Garault

Ces dernières semaines, le monde politique a rarement vu autant de femmes en première ligne : Christine Lagarde nommée directrice du FMI, Martine Aubry, Ségolène Royal, Eva Joly, Marine Le Pen dans la course à l'élection présidentielle... Le temps des femmes n'est-il pas venu ?

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Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Créé le 26/02/2014
  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :Marine Bisch
  • Publié dans Pèlerin
    6710, du 7 juillet 2011.

L'affaire DSK monopolise à nouveau l'attention des médias et, du coup, les débats et les mouvements de fond de la vie politique ont été comme éclipsés. Or, parmi les tendances nouvelles de la scène politique française se dessine une question qui mérite d'être étudiée : le temps des femmes n'est-il pas venu ?

On a en effet rarement vu autant de présence féminine en première ligne que ces dernières semaines. Christine Lagarde a été nommée directrice du Fonds monétaire international tandis que, dans la course à l'élection présidentielle, Martine Aubry, Ségolène Royal, Eva Joly ou Marine Le Pen occupent le devant de la scène et jouent crânement leur chance face à des candidats masculins.

Jusqu'à présent, la France ne brille pas par son féminisme politique. La misogynie ordinaire y touche tous les partis, y compris ceux qui s'affichent comme les plus progressistes. La loi les oblige à présenter 50 % de candidates pour les élections au scrutin de liste, mais les plus hautes fonctions restent largement occupées par des hommes. Notre pays fait moins bien que beaucoup d'autres en matière de représentation féminine au Parlement, il n'a connu qu'une seule femme premier ministre et jamais de présidente de la République.

Pendant ce temps, des nations aussi différentes que le Brésil, l'Inde ou le Liberia ont des femmes chef d'État ! Certes, être une femme n'est pas une qualité en soi, encore moins une garantie de supériorité. Mais être un homme, non plus ! On prête souvent aux femmes des qualités d'écoute ou une façon différente d'exercer les responsabilités : cela ne signifie pas qu'elles sont immunisées contre le sectarisme ou la démagogie.

Mais - encore une fois - les hommes ne le sont pas non plus ! Voter pour une femme parce qu'elle est une femme serait un motif insuffisant ; le programme et la stature personnelle sont des éléments essentiels. En revanche, on peut affirmer que les systèmes oligarchiques qui réservent le pouvoir à une caste, une classe sociale, une génération ou un sexe sont rarement les plus performants et les plus inventifs.

La vie politique (comme l'économie ou l'Église...) gagnerait donc à faire place à davantage de diversité. D'autant qu'il y a au moins une certitude : la moitié des électeurs sont... des électrices !

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Paru le 12 juillet 2018

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