Moi, j’y vais !

agrandir  La Tour Eiffel en bleu pour fêter la présidence française du Conseil de l’Union européenne, en 2008.
La tour Eiffel en bleu pour fêter la présidence française du Conseil de l’Union européenne, en 2008. © Y. Caradec / Flickr / CC
 La Tour Eiffel en bleu pour fêter la présidence française du Conseil de l’Union européenne, en 2008.
La tour Eiffel en bleu pour fêter la présidence française du Conseil de l’Union européenne, en 2008. © Y. Caradec / Flickr / CC

Anne Ponce, directrice de la rédaction à Pèlerin, nous interroge sur les enjeux des élections européennes qui se tiennent, en France,  le 25 mai 2014. Redonner souffle à l’Europe, est-ce possible ?

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Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Créé le 21/05/2014
  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :François Boulard
  • Publié dans Pèlerin
    6860, du 22 mai 2014.

Je vous le dis tout de suite : moi, j’y vais ! Dimanche 25 mai 2014, j’irai voter aux élections européennes. Tout d’abord, je l’avoue, j’ai toujours aimé donner mon avis. Rien ne m’énerve plus que ceux qui ne se mouillent jamais sur rien et qui râlent ensuite contre tout. Donc, pour cette raison, j’irai voter. Mais, en fait, il y autre chose.

Je vais voter parce que j’ai visité Verdun en avril 2014. J’y ai croisé des Allemands et des Français parcourant ensemble – ennemis hier, fraternels aujourd’hui – les anciens champs de bataille. Sur les ruines du village détruit de Fleury veille désormais une statue de Notre-Dame de l’Europe, ceinte du drapeau bleu étoilé. J’y vais !

Je vais voter aussi parce que la grande soirée Eurovision m’a épatée. Je veux parler, bien sûr, du débat entre les cinq principaux candidats à la présidence de la Commission (vous avez cru que je parlais du concours Eurovision de la chanson ?)

Aucune grande chaîne française n’a daigné retransmettre ce débat européen en direct : dommage, c’était de plus haute tenue que la polémique franco-française débile sur la façon dont Christiane Taubira devrait chanter la Marseillaise. J’y vais !

►Son. Écoutez l’édito d’Anne Ponce.

 

Je vais voter enfin parce que je ne me résigne pas. On nous prédit l’abstention et la montée des populismes. Peut-être. Mais en déduire que les citoyens se désintéressent de l’Europe, c’est du baratin.

Déçus pour beaucoup, en colère pour d’autres certes, mais l’attente reste là. Ainsi, il y a quelques jours, je suis allée assister à un meeting électoral : un soir de semaine, sur l’Europe, dans une salle des fêtes de banlieue, le succès était loin d’être assuré.

Or, à ma grande surprise, la salle était pleine, de gens de tous âges, pas scrogneugneux pour un sou, posant des questions exigeantes à un candidat enthousiaste et volontaire. Il y a donc des citoyens qui veulent faire de la politique autrement et qui croient possible de redonner souffle à l’Europe. J’y vais !

Je vais donc voter malgré toutes les bonnes (?) raisons de ne pas le faire : crise économique ou déficit démocratique. Une trentaine de listes se disputent nos suffrages : chacun devrait en trouver au moins une qui corresponde à ses convictions. Ensuite, il sera toujours temps de râler. J’y vais !

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Paru le 18 janvier 2018

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