Les cinq leçons de l’Euro 2016

Le bilan de l'Euro 2016. Qui sait, peut-être certaines de ces leçons nous inspireront-elles dans d’autres domaines que le sport ?

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Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Créé le 12/07/2016
  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    6973, du 14 juillet 2016

J’aurais évidemment préféré commencer cet éditorial par un cocorico. Malheureusement, l’équipe de France de football a perdu la finale dimanche. Dommage !

Et dire qu’après les 2-0, 5-2 et finalement ce 1-0, il va falloir retrouver l’article 2 (de la loi Travail) et les joies du 49.3 (de la Constitution). En plus, il semblerait que la météo prévoit de se remettre à la grisaille…

Déprime ? Et puis non ! Ne nous laissons pas abattre. Tirons plutôt les leçons de cet Euro qui nous a fait passer un mois festif et passionné. Et, qui sait, peut-être certaines de ces leçons nous inspireront-elles dans d’autres domaines que le sport ?

Première leçon : il n’y a pas de fatalité. La France n’avait pas battu l’Allemagne en match officiel depuis 1958 ; le Portugal n’avait jamais battu les Français. Tout cela est oublié : frappez et on vous ouvrira (le chemin des buts) !

Deux : le collectif prime sur l’individuel. Les nations les plus remarquées ne sont pas celles qui comptaient sur le papier les plus nombreux talents mais celles qui ont su créer un esprit d’équipe et une joie d’être ensemble. Heureuses celles qui (y) ont cru !

Trois : malgré l’argent-roi, de « petits » pays comme l’Islande et l’Irlande nous ont réjouis en tirant crânement leur épingle du jeu. La bonne vieille histoire de David contre Goliath reste éternelle.

Quatre : le besoin de communion nationale est intact. L’affluence dans les cafés et les fans zones l’a prouvé, tout comme la joyeuse effervescence bleu-blanc-rouge dans les rues après la victoire en demi-finale : aimons-nous les uns
les autres !

Cinq : parvenir à expliquer rationnellement pourquoi le spectacle de vingt-deux hommes jouant au ballon provoque autant de passion, toutes générations et classes sociales confondues, est définitivement mission impossible. Il est grand
le mystère des tournois.

Laissons donc les démonstrations au vestiaire et terminons simplement par des mercis et des bravos.

Merci aux Bleus pour l’esprit d’équipe retrouvé. Merci aux supporters islandais pour leur « Viking clap », inégalable façon d’applaudir leur équipe. Merci aux supporters irlandais pour leurs chants et leur fair-play.

Bravo à notre pays pour l’organisation de cette compétition. Bravo aux Portugais pour leur victoire.

Et merci à tous de nous avoir fait rêver.

Finalement, nous le valons bien : cocorico !

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Paru le 19 juillet 2018

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