La foi, j’y crois !

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Anne Ponce, directrice de la rédaction © William Baucardet
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Anne Ponce, directrice de la rédaction © William Baucardet

Est-il plus difficile de croire aujourd'hui qu'hier ? Inépuisable question, posée à nouveau en cette semaine de Pentecôte 2013.

Dossier

Nos éditos

Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Créé le 06/06/2013
  • Modifié le 06/06/2013 à 12:00
  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6807, 16 mai 2013

La foi en Dieu n'est certes plus une évidence. Mais, au fond, l'a-t-elle jamais été ? Être baptisé, faire sa communion, aller à la messe : tout cela a peut-être relevé pendant quelques siècles des évidences voire des convenances.

Mais croire, c'est une autre affaire. De saint Pierre à Thérèse de Lisieux, de l'apôtre Paul à Mère Teresa, tous en ont témoigné : la foi est un pèlerinage plus qu'un catalogue de certitudes, une voie plus qu'un fauteuil Louis XV.

 Aujourd'hui, de toute façon, dans nos sociétés sécularisées, les convenances ne sont plus ce qu'elles étaient. C'est souvent croire qui est inconvenant, être chrétien qui se révèle malséant : « Quand même, soyez sérieux : que dites-vous de l'Inquisition ? Des manifs contre le mariage homosexuel ? De la place des femmes dans l'Église ? »

On connaît la litanie. Croire n'est déjà pas simple et nous voilà sommés de rendre compte de tous les péchés avérés ou supposés de vingt et un siècles d'histoire de l'Église.

Pesant parfois... Même si, pour être juste, le regard sur l'Église s'est fait plus indulgent depuis l'élection du pape François, comme une réponse au regard bienveillant que le nouvel évêque de Rome pose lui-même sur le monde.

Son. Ecoutez l'édito d'Anne Ponce.

 

Le plus souvent cependant, être chrétien est simplement considéré comme un « choix-parmi-d'autres-après tout-pourquoi-pas ? » voire une pratique délicieusement originale à l'instar des massages ayurvédiques ou de l'étude du javanais.
 Plus facile, plus difficile de croire ? Qui sait. À chaque époque ses embûches. Méfions-nous donc tout autant de l'adversité que des modes de « retour du spirituel ». Car pour celui qui s'engage sur le chemin de la vérité, la foi est d'abord affaire existentielle. « Croire, c'est naviguer de nuit... Et cette navigation fait ma joie », dit le moine François Cassingena-Trevedy dans notre dossier 40 raisons de croire.

Croire sur une parole. Croire en silence. Croire avec l'Église ou malgré elle. Croire pour Bach ou pour Jérusalem. Croire devant un coucher de soleil ou pour la force de fraternité (formidable succès du rassemblement Diaconia 2013 !). Croire quand même. Croire tout simplement. Vous ne croyez pas ?

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Paru le 12 juillet 2018

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