L’Europe et François, cousin d’Amérique

agrandir 25 novembre 2014 : le pape François, ici accompagné par M. Martin Schultz, président du Parlement européen, signe le livre d’or lors de sa visite au Parlement européen à Strasbourg.
25 novembre 2014 : le pape François, ici accompagné par M. Martin Schultz, président du Parlement européen, signe le livre d’or lors de sa visite au Parlement européen à Strasbourg. © OR/CPP/CIRIC
25 novembre 2014 : le pape François, ici accompagné par M. Martin Schultz, président du Parlement européen, signe le livre d’or lors de sa visite au Parlement européen à Strasbourg.
25 novembre 2014 : le pape François, ici accompagné par M. Martin Schultz, président du Parlement européen, signe le livre d’or lors de sa visite au Parlement européen à Strasbourg. © OR/CPP/CIRIC

Anne Ponce, la directrice de Pèlerin, revient sur les leçons à tirer de la visite du Saint-Père à Strasbourg, le 25 novembre 2014.

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Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Créé le 25/11/2014
  • Modifié le 26/11/2014 à 10:15
  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6887, du 27 novembre 2014

L’Europe doute. L’Europe vieillit. L’Europe fatigue. Les Européens perdent confiance en leur avenir : ils regardent avec suspicion leurs propres institutions, se replient sur leurs particularismes, observent avec peur les dérives de la mondialisation. Quel paradoxe !

Son. Ecoutez l'édito d'Anne Ponce.

 

Car pendant que l’Europe doute, une bonne partie du reste du monde continue de l’admirer, de l’envier et de compter sur elle.

L’Europe doute… et c’est un pape non européen qui vient lui rappeler sa grandeur et ses obligations.

La visite du pape François au Parlement européen et au Conseil de l’Europe, mardi dernier, avait quelque chose de rafraîchissant. Elle ressemblait un peu à ces réunions de famille où l’on reçoit le cousin d’Amérique.

Dans ces retrouvailles familiales, le cousin venu de loin peut se permettre de tout dire : ses étonnements, ses congratulations et parfois… quelques vérités bien senties.

C’est ce qui s’est passé avec François à Strasbourg. Le pape venu d’Amérique a gentiment admonesté cette « Europe grand-mère » comme il l’a appelée lui-même. Il nous a mis face à l’image que nous renvoyons au monde d’une Europe « pessimiste », « effrayée » et « repliée sur elle-même » (aïe !).

Il a aussi listé quelques-uns des défis qui méritent notre mobilisation : la solitude, le chômage des jeunes, la pauvreté, des styles de vie un peu égoïstes ou la désillusion. Sans compter la question de l’accueil des migrants, qui lui tient à cœur :

On ne peut tolérer que la mer Méditerranée devienne un grand cimetière

► a-t-il souligné.

Fichtre ! Il est donc temps de nous réveiller. « France, qu’as-tu fait de ton baptême ? », avait dit Jean-Paul II en 1980.


Que l’Europe retrouve son âme !

► a exhorté François.

Et d’en appeler au meilleur de notre continent : son esprit d’entreprise et sa curiosité, son projet de paix et d’amitié, son combat pour la dignité humaine.

Notre continent peut et doit rester un « précieux point de référence pour toute l’humanité », selon les mots du pape.

Mais alors : l’Europe doit reprendre confiance ; l’Europe doit retrouver son dynamisme ; l’Europe doit garder l’espérance. Avec les encouragements du cousin d’Amérique… ou, plus exactement, du pape François.

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Paru le 21 juin 2018

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