Héritiers de l’Abbé Pierre

agrandir L'Abbé Pierre fait la une de "Pèlerin" le 14 février 1954.
L'Abbé Pierre fait la une de "Pèlerin" le 14 février 1954. © Pèlerin.
L'Abbé Pierre fait la une de "Pèlerin" le 14 février 1954.
L'Abbé Pierre fait la une de "Pèlerin" le 14 février 1954. © Pèlerin.

Quand Anne Ponce, directrice de la rédaction de Pèlerin, rencontre pour la première fois l’Abbé Pierre…

Dossier

Nos éditos

Les éditos d'Anne Ponce

À lire aussi

À propos de l'article

  • Créé le 29/01/2014
  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6844, du 30 janvier 2014

Alors que je préparais cet éditorial, un souvenir m’est revenu en mémoire. J’étais alors toute jeune journaliste à La Croix et le directeur de la rédaction, Noël Copin, m’avait appelée dans son bureau : « Cet après-midi, l’Abbé Pierre sera de passage, tu feras l’interview »… Je me suis donc trouvée face à l’Abbé Pierre, presque à l’improviste, évidemment impressionnée.

Près de vingt-cinq ans plus tard, je garde en mémoire ce mélange détonnant de stature fragile et de capacité d’indignation inébranlable, de voix frêle et de paroles fortes. Il plaida avec énergie ce jour-là – comme toujours – pour la justice et la solidarité.

Son. Ecoutez l’édito d’Anne Ponce.

 

Le 1er février sera le 60e anniversaire de son célèbre appel de l’hiver 1954 : « Mes amis, au secours… » Ces paroles avaient déclenché « l’insurrection de la bonté » et l’Abbé Pierre gagna sa place pour longtemps dans le peloton de tête des personnalités préférées des Français.

Mais l’Abbé Pierre, tout comme Sœur Emmanuelle, est mort depuis plusieurs années : où sont aujourd’hui les successeurs ? Sommes-nous condamnés à être orphelins ?

Pour succéder à ces géants, il est vrai que la barre est haute. Tout commence par l’engagement au service des plus pauvres : pas de crédibilité sans exemplarité !


Ils ont ce je-ne-sais-quoi qui vous donne envie de devenir meilleur

Il faut ensuite savoir trouver les mots, de ceux qui touchent au cœur tout autant que l’intelligence. Et puis séduire les médias, et même « crever l’écran ». Ajoutez à cela une bonne dose de liberté de parole et un profond enracinement spirituel. Bref, vous aurez compris que ce savant mélange n’est pas donné à tout le monde, surtout dans notre société médiatique.

La couverture de "Pèlerin", le 14 février 1954.

La couverture de "Pèlerin", le 14 février 1954.

En revanche, même s’ils ne sont pas tous les soirs au journal de 20 heures, les héritiers de l’Abbé Pierre ou de Sœur Emmanuelle existent bel et bien. On les reconnaît à leur énergie, à leur sens de la justice, à leur talent de balayer le fatalisme ambiant.

Ils ont ce je-ne-sais-quoi qui vous donne envie de devenir meilleur. Ce sont des héritiers, ce sont des fondateurs. Pèlerin s’efforce chaque semaine de les rencontrer, comme aujourd’hui le P. Bernard Devert,
fondateur d’Habitat et Humanisme. Vous en connaissez certainement vous aussi. La relève est là ; l’Abbé Pierre peut reposer en paix.

Vos commentaires

0 Commentaire Réagir

Paru le 18 janvier 2018

Notre Librairie

Voyages et croisières