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Dossier

Nos éditos

Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    6969 du 23 juin 2016

anne det

Parfois je me demande où j’habite.

Notre pays, la France, présente en effet des visages si contradictoires que je m’y perds.

Ainsi je reviens d’un voyage à Toulouse : un court déplacement pour rendre visite à la petite entreprise qui accompagne Pèlerin dans son développement numérique, et l’occasion aussi de découvrir un accélérateur de start-up, lieu où l’on soutient dans leur développement de jeunes entreprises innovantes.

Au final, une journée énergisante. J’ai rencontré des équipes toniques et confiantes. Des lieux où l’on expérimente, où l’on croise les savoir-faire, où l’on reste en éveil sur tout ce qui pointe son nez.

La philosophie est à l’avenant : on teste, on crée ; on échoue parfois mais tant pis on rebondit, vers l’avant. J’aurais bien posé mon sac à dos dans le coin mais j’avais un avion à prendre. Et il ne fallait pas que je loupe mon vol parce qu’il y avait des grèves et que… enfin vous comprenez.

Je suis donc repartie. Sur le trajet du retour, me plongeant dans les journaux, j’ai retrouvé les manifs, la violence, les blocages. Est-ce la même France ? J’éprouve le plus grand mal à faire le lien entre les deux réalités.

D’un côté, une confiance en l’avenir. De l’autre, l’angoisse du lendemain. D’un côté, ceux qui foncent comme s’ils vivaient dans un univers en genèse. De l’autre, ceux qui freinent avec le sentiment d’assister au crépuscule d’un monde.

En France aujourd’hui, il y a des hommes et des femmes qui sont convaincus d’avoir leur destin en main tandis que d’autres sont persuadés que leur vie leur échappe. C’est la métaphore du verre à moitié vide ou à moitié plein, transposée au niveau de la dynamique d’un pays tout entier.

Pourquoi donc cette fracture dans notre regard sur nous-mêmes et sur le monde ? Est-ce une question d’âge ? De moyens financiers ? D’éducation ? De diplômes ? De tempérament ? De volonté ? S’entremêlent sans aucun doute des éléments personnels mais aussi des facteurs sociaux et économiques.

Il n’est pas facile de démêler la pelote :si le diagnostic était évident, les solutions le seraient aussi. En tout cas, une chose me semble certaine : il vaudrait mieux pour nous tous que des passerelles se tissent entre ces deux mondes. Faisons donc en sorte
que l’énergie créative soit contagieuse plutôt que de prendre le risque que la lassitude autodestructrice nous déborde.

France connectée et France déconnectée, connectons-nous les uns les autres !

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Paru le 19 avril 2018

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