Avec le P. Georges

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© Eric Garault
Anne Ponce
© Eric Garault

Décidément, sur le front de la situation des otages français, l’actualité balance entre le soulagement et l’angoisse. La fête de l’annonce du retour des otages enlevés au Niger avait été de courte durée. Les employés d’Areva étaient rentrés le 31 octobre et, deux jours plus tard, les journalistes Ghislaine Dupont et Claude Vernon étaient assassinés au Mali.

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Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Modifié le 20/11/2013 à 12:27
  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :Jaber Tarhouni

Et voici que le week-end dernier a été lui aussi partagé entre la bonne nouvelle du retour de Francis Collomp et l’inquiétude après l’enlèvement au nord du Cameroun du P. Georges Vandenbeusch.

Son. Ecoutez l'édito d'Anne Ponce.



Originaire du diocèse de Nanterre, le P. Georges est curé de la paroisse de Nguetchewe depuis deux ans. Très apprécié par les fidèles des Hauts-de-Seine, il avait choisi malgré tout de partir, pour découvrir une autre culture, une autre façon de vivre en chrétien. Car l’église, on le sait, est familière de ces échanges : des prêtres étrangers viennent en France, des prêtres français continuent de partir au loin. Pas seulement pour faire face à une pénurie de vocations ici et là, mais par volonté de dialogue et de partage : l’église n’est-elle pas universelle ?


Cette ouverture et ce goût des autres ne sont cependant pas réservés aux seuls chrétiens. à notre époque, des soignants, des personnels humanitaires, des journalistes, des salariés d’entreprise, des scientifiques et des jeunes partent tous les jours aux quatre coins du monde pour soigner, apprendre, apporter de l’aide, faire des affaires ou informer. Pour quelques jours ou pour des années.


Pour ceux qui organisent les enlèvements d’otages, la vie humaine est de peu d’importance et l’autre est une menace ou une monnaie d’échange.


Et ce brassage n’est manifestement pas du goût de tout le monde. Ceux qui organisent les enlèvements d’otages sont en effet certainement habités par l’appât du gain, mais plus encore, sans doute, par l’intolérance. Pour eux, la vie humaine est de peu d’importance et l’autre est une menace ou une monnaie d’échange.


Pour eux, il est préférable que chacun reste chez soi : les autres cultures et les autres religions représentent le pire des dangers. Des hommes comme le P. Georges Vandenbeusch sont convaincus du contraire. Ils pensent que nous faisons tous partie de la même famille humaine. Que le dialogue nous enrichit. Que la rencontre nous fait grandir. Nous sommes nombreux sur terre à choisir d’être du côté du P. Georges et de la fraternité.

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Paru le 19 avril 2018

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