Marie-Christine Barrault : "Jésus est un compagnon de route très proche"

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Marie-Christine Barrault, une femme forte et sereine. © Jacques Benaroch / Sipa
Marie-Christine Barrault, une femme forte et sereine.
Marie-Christine Barrault, une femme forte et sereine. © Jacques Benaroch / Sipa

Après plus de cinquante ans de carrière, Marie-Christine Barrault continue d'être habitée par la passion des beaux textes.

À propos de l'article

  • Créé le 29/11/2017
  • Publié par :Sarah Peitbon
  • Édité par :Sabine Harreau
  • Publié dans Pèlerin
    4074 du 30 novembre 2017

La dernière fois que vous avez pleuré ?
Faites-moi parler de mon père et, au bout de trois minutes, je pleure. Pourtant, il est mort il y a soixante ans.

La dernière fois que vous avez demandé pardon ?
Je ne suis pas forte pour cela ! Mon sens de la culpabilité n'est pas très développé. Vadim (Roger Vadim, qui fut son époux, NDLR) me disait toujours : « Je vais réussir à te faire sentir coupable, tu vas voir ! »

Ce que vous aimeriez changer en vous ?
Mon impatience. J'ai à peine fini de demander quelque chose que je voudrais que ce soit déjà fait.

Une bonne raison de vous lever le matin ?
La curiosité. Je me lève avec une ouverture absolue.

Qu'est-ce qui vous rend meilleure ?
Un échange ou une conversation profonde avec quelqu'un.

Ce qui vous met en colère ?
L'injustice. Et la mauvaise foi, comme celle d'Anne Hidalgo (la maire de Paris, NDLR) en ce qui concerne l'organisation de la vie dans la capitale.

Un remède contre la déprime ?
Un bon livre, car la lecture guérit de tout. Sinon, une petite sieste.

Un geste d'amour ?
J'ai eu la chance d'accompagner Vadim jusqu'à son dernier souffle. J'avais mis sa main sur mon ventre et je respirais avec lui. C'est comme si j'avais accouché de sa mort. Vivre cette expérience m'a aidé à surmonter le traumatisme de sa disparition.

Une devise ?
Les vivants ferment les yeux des morts et ce sont les morts qui ouvrent les yeux des vivants.

Que reste-t-il en vous de l'enfant que vous étiez ?
Tout. Je suis fidèle à mes projets de vie d'alors. Si elle me voit aujourd'hui, cette petite fille doit se dire qu'elle ne s'est pas perdue en chemin.

Vous avez un rendez-vous de cinq minutes avec le pape François. Quel sujet abordez-vous ?
Dans un premier temps, j'aurais simplement envie d'être dans son regard, sa bonté et sa lumière. Ensuite, je lui dirais merci pour ce qu'il accomplit. J'aime beaucoup ce pape d'ouverture et de bienveillance qui n'a de cesse de nous ramener à l'évangile. Son esprit de pauvreté et sa générosité me touchent.

Pour vous Jésus c'est… ?
Un compagnon de route, très proche. Celui qui me permet de mieux comprendre qui je suis.

Vous rencontrez Dieu en vrai. Qu'aimeriez-vous qu'il vous dise ?
Qu'il m'aime. Malgré toutes mes bêtises et mes lâchetés.

« Prier » rime avec...
Éclairer. Un vrai grand chrétien – ce que je ne suis pas – vit en priant. Il faut faire de son existence un temple de prière.

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Paru le 7 décembre 2017

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