Les associations d'enfants adoptés s'expriment sur la question du mariage homosexuel

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Les associations d'enfants adoptés s'expriment sur la question du mariage homosexuel © Valery Hache / AFP
Les associations d'enfants adoptés s'expriment sur la question du mariage homosexuel
Les associations d'enfants adoptés s'expriment sur la question du mariage homosexuel © Valery Hache / AFP

Notre journaliste à Pèlerin est allée recueillir la parole des associations d'adoptés et d'adoptants sur l'importance "de ne pas mentir à un enfant adopté sur la composition du foyer d'accueil".

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  • Modifié le 28/05/2013 à 14:00
  • Publié par :Patricia Labiano
  • Édité par :Caroline Chabir

L'’intérêt de l’'enfant avant tout

"Enfance et Familles d'’adoption accueille toutes les formes de famille (recomposées, célibataires). Notre préoccupation : les droits de l’'enfant, sa protection", rappelle Nathalie Parent, présidente de l’'association.

Pour elle, il s’'agit de donner à cet enfant une famille en répondant à ses besoins à lui et de ne pas lui mentir sur la composition de son foyer d’'accueil.

« Si le projet est porté à deux, l’'agrément doit être délivré non pas à un célibataire - qui en fait s’'avère vivre en couple, comme c’'est couramment le cas aujourd’'hui - mais aux deux. Ensuite, pour l’'enfant, c’'est important de mettre des mots sur ce que sera sa vie loin de son pays d’'origine, sur la réalité de la famille qui va l’'accueillir. Ceci, afin d'’amortir le choc du déracinement », rappelle-t-elle.

Des positions partagées par « La Voix des adoptés »

Cécile Février, présidente de l'association « La Voix des adoptés », insiste par ailleurs sur l’'importance de l’'adoption plénière : « Notre réflexion est basée sur l’'expérience des adoptés. L'’adoption plénière offre une sécurité juridique forte, et par conséquent affective, du fait de son caractère irrévocable. L‘'enfant adopté souffre déjà d’'une angoisse d’'abandon. Une adoption simple ne pourrait que l’'exacerber ».

Sur la même ligne qu’'Enfance et Familles d'’adoption, le Mouvement pour l’'Adoption sans frontières (MASF) dresse un constat : seuls l’'Afrique du sud, le Brésil et les États-Unis (certains États seulement) consentent à l’'adoption par un couple homosexuel.

L'adoption concerne une minorité

De plus, il y a déjà peu d’'enfants adoptables par des couples hétérosexuels. Le nombre d’'adoptions par les couples de personnes de même sexe ne devrait donc concerner qu'’une minorité de cas.

Et ils pourraient se voir attribuer, comme c'’est le cas parfois pour les célibataires aujourd’'hui, les enfants plus âgés ou handicapés. « Notre postulat : il est préférable de donner une famille à un enfant que de le laisser en institution… », conclut Jacques Chomilier, vice-président de MASF.

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Paru le 4 janvier 2018

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