León : le Christ, lumière qui éclaire le chemin

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© Julien Berthier
León : le Christ, lumière qui éclaire le chemin
© Julien Berthier

Sixième jour. A León, nous pénétrons dans la "chapelle sixtine" de l'art roman espagnol, illuminée par le Christ, lumière du monde.

"Je trouve mes lectures dans la lumière du ciel. C’est le livre le plus profond qui soit – et ce n’est pas moi qui en tourne les pages."

Christian Bobin, Tout le monde est occupé

Panthéon royal de la basilique San Isidoro, à León

©Yvon Boëlle

L’un des monuments majeurs de la ville de León est la basilique San Isidoro (XIe s.), qui fut bâtie pour accueillir les reliques de saint Isidore, archevêque de Séville, théologien le plus célèbre de la période précédant l’invasion arabe.

En pénétrant par sa Puerta del Perdón, les jacquets malades qui ne pouvaient poursuivre leur chemin gagnaient la même indulgence plénière que s’ils étaient parvenus à Compostelle.

Ego sum lux mundi

Dans le Panteón Real (Panthéon royal) reposent vingt-trois rois et reines du Léon ainsi que de nombreux infants. Dans ce monument funéraire, qui est l’une des premières manifestations de l’art roman de l’ancienne Vieille-Castille, on peut admirer les magnifiques fresques qui lui valent le surnom de "Sixtine de l’art roman espagnol".

Elles représentent des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament, des motifs floraux et un calendrier des travaux agricoles. La fresque du Christ pantocrator (c’est-à-dire du Christ en gloire) complète harmonieusement cet ensemble. Dans sa main gauche, il tient un livre où figure l’inscription latine : "Ego sum lux mundi", c’est-à-dire "Je suis la lumière du monde".

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Paru le 19 avril 2018

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