Quatre bonnes nouvelles pour le climat

agrandir Avec l’aide d’entreprises françaises, l’Inde va développer comme ici au Penjab, la construction de centrales solaires pour offrir un accès à l’électricité à 300 millions d’habitants.
Avec l’aide d’entreprises françaises, l’Inde va développer comme ici au Penjab, la construction de centrales solaires pour offrir un accès à l’électricité à 300 millions d’habitants. © Narinder Nanu / AFP
Avec l’aide d’entreprises françaises, l’Inde va développer comme ici au Penjab, la construction de centrales solaires pour offrir un accès à l’électricité à 300 millions d’habitants.
Avec l’aide d’entreprises françaises, l’Inde va développer comme ici au Penjab, la construction de centrales solaires pour offrir un accès à l’électricité à 300 millions d’habitants. © Narinder Nanu / AFP

Alors qu'un accord mondial contre le réchauffement climatique est sur le point d'aboutir à l'issue de la COP21, des initiatives majeures ont déjà vu le jour. Le point en quatre bonnes nouvelles.

Pèlerins de la Terre

À propos de l'article

  • Créé le 08/12/2015
  • Publié par :Véronique Badets
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6941, du 10 décembre 2015

1. De l’argent pour restaurer les sols

Chaque année, dans le monde, 12 millions d’hectares de terres abîmés par la sécheresse ou la surexploitation ne peuvent plus être cultivés. Une catastrophe pour les paysans ainsi privés de nourriture et de ressources.

Mais aussi pour le climat : comme l’océan ou les forêts, des sols en bonne santé permettent d’absorber le carbone. Le premier fonds mondial pour lutter contre ce fléau vient d’être créé à l’occasion de la COP21. Il associe capitaux privés et publics sous l’égide des Nations unies. Son but : stopper la dégradation des sols d’ici à 2030.

Et, par conséquent, participer à l’effort de réduction des gaz à effet de serre, nécessaire pour rester sous la barre des +2 °C de réchauffement climatique. « Cela permettrait de réaliser 20 % de cet effort, explique Pascal Canfin, qui prendra en janvier la tête du WWF France (World Wildlife Fund, Fonds mondial pour la vie sauvage). De plus, cela donnera à l’agroécologie, un modèle très efficace pour résister au changement climatique, les capitaux qui lui manquent aujourd’hui. »

2. Les énergies renouvelables contre la pauvreté

Donner accès à l’électricité à ceux qui en sont toujours privés (notamment 300 millions de personnes en Inde) sans accroître le réchauffement climatique : c’est le projet apporté à la COP21 par le Premier ministre indien Narendra Modi, avec l’Alliance solaire internationale.

En lien avec des entreprises françaises, il s’agit de réveiller le potentiel de 120 pays « riches en soleil » situés entre les tropiques du Cancer et du Capricorne, en attirant les investisseurs. La COP21 a également vu naître, à l’initiative de l’Afrique, un autre projet gigantesque : doubler l’approvisionnement en électricité « verte » du continent d’ici à 2030. La France a promis de verser 2 milliards d’euros sur quatre ans (surtout sous forme de prêts) pour aider à financer cet objectif.

3. Moins de milliards en faveur des énergies fossiles

Il faudrait renoncer à exploiter 80 % des réserves d’énergies fossiles connues (charbon, pétrole, gaz…) pour limiter à +2 °C la fièvre planétaire, selon l’Agence internationale de l’énergie. En vue de la COP21, l’association 350.org a donné un coup d’accélérateur à sa campagne pour stopper les investissements financiers dans ces énergies.

Le succès est au rendez-vous : 500 institutions, représentant près de 4 % du PIB mondial, s’y sont engagées. Parmi elles, des mastodontes comme le groupe Allianz mais aussi des Églises protestantes et une vingtaine de collectivités françaises (la région Rhône-Alpes, les villes de Bordeaux et Dijon…).

Un engagement éthique qui converge avec la préoccupation grandissante du monde de la finance face aux répercussions du changement climatique. Au Bourget, le 4 décembre, le Conseil de stabilité financière a ainsi annoncé la création de critères fiables et transparents permettant de comparer les risques climatiques liés à tel ou tel investissement.

4. Des villes en tête de la course du climat

Parce que l’action des États ne suffira pas, 700 élus locaux de villes du monde entier se sont retrouvés pendant la COP21 sous les ors de l’hôtel de ville de Paris. Ils se sont engagés à prendre en charge 30 % des efforts nécessaires pour combler l’écart entre les promesses de réduction de gaz à effet de serre déjà annoncées par les États et ce qu’il faudrait faire pour rester sous les +2 °C. Au-delà de l’effort écologique, il s’agit aussi de saisir une opportunité économique.

« À ceux qui disent que la lutte contre le changement climatique va créer du chômage, je dis d’aller à New York : nous avons créé des emplois nets grâce à l’environnement », a ainsi plaidé Michael Bloomberg, l’ancien maire de la métropole américaine, aujourd’hui envoyé spécial des Nations unies pour les villes et le climat.

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Paru le 18 janvier 2018

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