Monseigneur Philippe Barbarin : "C'est une question de vie ou de mort"

agrandir « Il nous faut le choisir au plan matériel, pour de bon », le cardinal Philippe Barbarin.
« Il nous faut le choisir au plan matériel, pour de bon », le cardinal Philippe Barbarin. © Guillaume Atger/Divergence
« Il nous faut le choisir au plan matériel, pour de bon », le cardinal Philippe Barbarin.
« Il nous faut le choisir au plan matériel, pour de bon », le cardinal Philippe Barbarin. © Guillaume Atger/Divergence

L’archevêque de Lyon et primat des Gaules se dit bouleversé par les conséquences concrètes du réchauffement climatique dont les plus pauvres font déjà les frais.

Pèlerins de la Terre

À propos de l'article

  • Créé le 03/12/2015
  • Modifié le 04/12/2015 à 18:19
  • Publié par :Dominique Lang
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6939, du 26 novembre 2015

« Je suis bouleversé par les conséquences concrètes du réchauffement climatique dont les plus pauvres font déjà les frais. Il y a quelques années, je disais souvent que le Catéchisme de l’Église catholique avait placé les péchés contre la Création dans le commandement “Tu ne voleras pas”, car en maltraitant la Terre nous volons les générations futures.

Aujourd’hui, il faut reconnaître que la situation est beaucoup plus grave : la maltraitance de la planète tue les plus pauvres de ses enfants. Je pense, bien sûr, aux excès du libéralisme si fortement critiqués par le pape dans Laudato si’.

Mais j’ai aussi en mémoire le témoignage de Yeb Sano (ancien membre de la délégation philippine, ses larmes avaient marqué la COP19, à Varsovie (Pologne), en 2013, suite aux ravages du typhon Haiyan).

Il était de passage à Lyon ces derniers jours pour expliquer son engagement en faveur du climat, par la marche et le jeûne. Ce Philippin explique que des membres de sa famille sont morts dans un typhon et que les désastres climatiques ont été multipliés par six ces vingt dernières années dans son île.

Je trouve que le cri du pape en faveur d’une certaine décroissance, “dans moins il y a plus”, est vraiment franciscain, profondément évangélique et simplement humain. Nous étions habitués à le dire sur un plan spirituel : il nous faut le choisir au plan matériel, pour de bon. Car pour certains, c’est une question de vie ou de mort. » 

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Paru le 19 avril 2018

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