Les Philippines face au défi climatique

Le typhon Haiyan qui a frappé les Philippines, le 8 novembre 2013, illustre les conséquences dramatiques des dérèglements climatiques. Rencontre à Manille avec des citoyens qui se mobilisent contre le réchauffement de la planète.

Pèlerins de la Terre

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À propos de l'article

  • Créé le 17/12/2013
  • Publié par :Frédéric Niel
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6838-6839, du 19-25 décembre 2013.

« Ce que mon pays subit à cause du réchauffement climatique est de la folie. Je vous supplie d’y mettre fin. »

Par ces mots, sans cacher ses larmes, le délégué philippin Naderev Sano a ému les représentants de 195 pays réunis au sommet de Varsovie sur le climat, le 11 novembre 2013.

semaines, le temps de la durée du sommet.

Certains pays riches refusant de s’engager clairement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, la conférence s’est close sur la simple promesse de préparer le sommet de 2015 à Paris…

De retour à Manille, Naderev Sano, déçu, fatigué par le jeûne, confie ses inquiétudes : « Mon pays est l’un des plus menacés par le réchauffement climatique.
La moitié des 100 millions de Philippins vivent près des côtes, zones vulnérables en cas de typhons. Je crains que le sort de Tacloban ne préfigure celui des Philippines… »

Les typhons ne sont pas plus fréquents mais leur intensité augmente, les rendant plus dangereux. L’exception est en train de devenir la norme

Tacloban, c’est cette ville de l’île de Leyte en partie réduite en miettes par le « supertyphon » du 8 novembre 2013, appelé Haiyan ou Yolanda. Avec des rafales atteignant 350 km/h et des vagues destructrices poussées loin à l’intérieur des terres, le typhon a surpris une population pourtant habituée aux déchaînements de la nature.

Impossible de dire si ce typhon particulier est dû au réchauffement climatique, dans un pays qui en subit une vingtaine par an.

Mais cette violence nouvelle n’étonne pas les spécialistes, comme Naderev Sano lui-même : « Les typhons ne sont pas plus fréquents mais leur intensité augmente, les rendant plus dangereux. L’exception est en train de devenir la norme. »

Depuis deux siècles, les rejets des pays industrialisés ont augmenté la concentration de gaz carbonique et autres gaz à « effet de serre » dans l’atmosphère, dont la température moyenne augmente.

D’où une hausse du niveau de la mer et de la température des eaux, ce qui favorise la formation des cyclones. Dans les pays tropicaux, la saison des pluies sera désormais plus humide et la saison sèche… archisèche, perturbant la production agricole. « Il est trop tard pour empêcher le climat global de se réchauffer d’environ 4 °C en moyenne d’ici un siècle, avertit Naderev Sano. Mais on peut tenter d’en minimiser l’impact sur nos villes et sur la nature. »

► Lire la suite de l’article dans Pèlerin n° 6838-6839, du 19-26 décembre 2013.

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Paru le 18 janvier 2018

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